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Ah les enfoirés!

Petit préambule, si tu es venu nourrir ton envie de flinguer de l’artiste réac, reprend ton baluchon et va voir ailleurs parce qu’ici je ne compte pas faire le procès du nouveau clip des enfoirés.
Non ici, je vais tenter de démontrer que les enfoirés ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

Tollé général, bouh les vilains! Bandes de vieux riches réac! J’en passe et des meilleures dont certains semblent restés à l’âge scatophile des petits de maternelle.
Le nouveau clip des enfoirés à défaut de plaire aura au moins eu l’avantage de faire réagir et de faire causer. Malheureusement il a plus particulièrement fait causer ceux qui n’avaient rien à dire.
Procès d’intention, attaque personnelle contre tel ou tel voir l’ensemble des artistes, on voit tout et n’importe quoi à propos de ce clip.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la « chance » de le voir voici le lien officiel.

On aime, on n’aime pas, on comprend les paroles ou pas, tout est affaire de sensibilité et surtout d’intelligence.
Attention je ne dis pas que tous les critiqueurs sont de sombres imbéciles, il y a peut-être aussi au milieu quelques crétins.
Pour ceux qui n’iront pas voir le clip, en substance d’un côté une bande de jeunes qui posent des questions aux enfoirés qui jouent la génération précédente et qui leur répond.

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Charlie et après ?

Je ne suis pas Charlie, oui je sais c’est mal.
Je ne suis pas chrétien, musulman, juif, athée, ou agnostique je suis humaniste. Je ne regarde pas le pathos et l’émotion de ces derniers jours, je regarde l’avenir parce que je suis père peut être, ou parce que j’ai envie de croire que le passé doit rester derrière nous et que nous avons l’avenir à construire ensemble.

Cela fait des années qu’on laisse le communautarisme se construire je l’ai déjà exprimé plusieurs fois. Des années qu’on laisse s’importer des conflits du monde entier sur notre propre sol. Sous couvert de protéger telle ou telle communauté, telle ou telle religion on a fini par laisser le terrain à une parole dévoyée, manipulée et au lieu de la contredire, de la combattre avec intelligence on a tenté de la faire taire à chaque fois et de la diaboliser. Ça n’a pas marché pour le FN en son temps et on a refait la même avec certains humoristes, puis avec certains extrémistes et ensuite on vient faire la morale en expliquant que les gens n’ont pas compris.

Mais pas compris quoi ? Qu’a-t-on expliqué ? Comment a-t-on combattu le mensonge et la manipulation de ces gens ? En tentant de les ridiculiser ? De les mettre au ban ? Sauf que nos sociétés ont beaucoup évoluées, internet est un formidable canal de communication incontrôlable et qui offre toutes les opinions (et c’est très bien ainsi). Mais justement au lieu de laisser les choses s’envenimer, au lieu de nourrir les pires idées, on aurait dû les combattre avec plus de force, plus de conviction qu’on ne l’a fait.

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La pensée kidnappée

Ca faisait un bail que je n’avais pas eu l’envie de prendre le clavier pour un billet d’humeur, mais cette rentrée de Septembre aura eu raison de ma mise en repos. En effet depuis quelques semaines/mois/années on voit fleurir des « influenceurs » qui aiguillent les gens vers la bien pensée. Tout ce qui n’est pas de leur goût ou qui ne trouve grâce à leurs yeux pour une quelconque raison fini immanquablement discrédité, sali, rejeté.
Que l’on soit d’accord ou pas sur la manière ou le contenu, la parole doit être libre pour que les idées puissent être combattues.
Mais petit à petit au début, à grandes enjambées maintenant on ne répond plus aux idées par des arguments, ça serait trop simple, non on disqualifie, on dégomme, on dézingue et au pire si ça ne marche pas on se victimise pour que l’autre ne puisse plus avoir la libre parole.

Dernier exemple en date, le livre de Valérie Trierweiler « Merci pour ce moment ». Je souris souvent ces jours ci. Savez-vous pourquoi? Parce que tous les biens-penseurs, les humoristes, les journalistes, les politiques, tous ces gens bien intentionnés qui disent que ce livre est un torche-cul, et bien ces simples commentaires sont la preuve qu’ils ne l’ont pas lu ou alors fort mal… En effet je l’ai lu, et je sais ce qu’il contient. Et contrairement aux extraits utilisés pour la promo c’est un livre réfléchi, politique, avec certes des moments parfois du domaine intime qui ne sont que de peu d’intérêt, mais qui sont l’apanage de tous les ouvrages autobiographique que je connaisse… Alors oui clairement la plupart des ressentis de l’auteur mettent à mal celui dont elle parle. Clairement aussi, elle ne le présente certes pas à son avantage. Mais elle l’humanise, le rend « normal » ce qui entre nous est ce qu’il a toujours souhaité pour se démarquer de son principal concurrent pendant la campagne qui l’a mené au pouvoir. Et comme tout humain, il n’est pas exempt de défaut.

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Orphée 2.0

Eric venait de terminer sa dix-millième heure de jeu avec son avatar, un personnage qu’il avait pris soin de customiser et de faire évoluer pour représenter tout ce qu’il ne serait jamais dans la vie réelle. En récompense il gagna un trophée virtuel qui permettait de l’identifier et que les autres joueurs pouvaient voir lorsqu’il s’approchait d’eux. Ayant choisi d’incarner une femme dans le jeu il avait nommé son personnage Mélusine en pensant à la fée bien connue. Se promenant dans la plus grande ville du jeu, il prenait plaisir à voir les autres personnages se retourner sur son passage et les autres joueurs lui poser des questions. Profitant de son instant de gloire il joua une bonne partie de la nuit puis après avoir fait rentrer son avatar dans son domaine privé il ferma le jeu le sourire aux lèvres.

Plus de 400 jours de jeu calcula t’il rapidement. Voilà un vrai investissement dans la vie de son personnage. Non sans une certaine fierté il alla rejoindre son lit à quelques pas de son bureau et de son ordinateur. S’allongeant il imagina toutes les nouvelles possibilités qui étaient offertes à son personnage grâce à ce nouveau statut. Il allait peut être pouvoir rejoindre les personnages devenus mythique du jeu, ceux qui étaient connus de tous les joueurs et à qui on allait parfois demander des conseils. Ses rêves emplirent sa nuit et à son réveil il se souvenait de tout ce qu’il avait imaginé. Se levant il alluma son ordinateur en se dirigeant vers les toilettes.

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Chacun porte ses chaines

Damien se réveilla enchainé. Le soleil particulièrement brillant lui blessait les yeux malgré ses paupières à peine entrouvertes. Essayant de bouger les bras il se rendit compte qu’il n’était pas libre de ses mouvements. Baissant les yeux il découvrit qu’il était totalement entravé par des chaines. Etrangement il n’avait plus aucun souvenir. Impossible pour lui de savoir ce qu’il faisait ici, et d’ailleurs quel était cet ici.

Un bruit d’ailes tout proche le fit sursauter, forçant ses yeux à s’ouvrir totalement, il tourna la tête. Son cou aussi était entravé et il ne pouvait voir la bête qui venait de se percher près de lui, probablement dans son dos. Regardant au sol il repéra une ombre projetée par le soleil. On aurait dit une créature humanoïde avec des ailes qui se déployaient et se refermaient. Piochant dans ses souvenirs il pensa à une sorte de vautour même s’il n’en avait jamais vu réellement. La créature se trouvait sur une ombre plus imposante qui devait correspondre à ce à quoi il était attaché. Essayant de parler il se rendit compte que sa bouche était si sèche qu’il ne laissa sortir qu’un petit gargouillis sans signification. Un rire sardonique lui parvint d’au-dessus de lui. Dans un bruit terrifiant la créature pris son envol et vint se poser devant lui. L’immonde bête ressemblait à un être difforme avec des ailes de chauve-souris. Sa peau craquelée et rougie par le soleil pendait en lambeaux révélant une chair putréfiée d’une teinte verdâtre. Damien ressentit un haut le cœur en regardant le monstre et tira sur ses chaines ne parvenant qu’à se blesser et à faire couler le sang au niveau de ses liens.

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Passer la frontière

Rufus en avait marre de marcher. Il suivait la longue file qui le précédait depuis une éternité maintenant. La fatigue n’aidait pas son esprit qui était embrumé. Lui qui avait tant voyagé n’arrivait pas à se faire à toutes ces formalités pesantes. La file semblait interminable, il n’en voyait d’ailleurs pas la fin. Alors il avançait presque de manière automatique. Lorsque les bribes de son esprit voulaient bien se concentrer il repensait à la journée précédant son voyage. Il avait laissé tellement de choses en suspens. Il faudrait qu’il fasse un peu de tri et gère un peu mieux ses priorités. Le plus surprenant dans la file qui le précédait était l’incroyable diversité des gens. Et leur respect les uns envers les autres. Personne n’avait essayé de le dépasser, et il n’avait pas eu l’idée lui-même de tenter d’aller plus vite.

Tout le monde semblait avancer du même pas. Un rythme certes lent mais continu. Il avait beau réfléchir il ne s’était pas arrêté depuis le départ. Par petits pas, mais toujours en train de bouger. Peut-être était-ce aussi la raison qui faisait qu’il n’arrivait pas à se concentrer plus de quelques secondes sur quelque chose. Les gens étaient tellement silencieux, d’habitude dans ce genre d’endroits les gens se mettaient à converser avec leurs voisins. En même temps aussi ce genre d’endroits laissait du temps pour le faire. De longues files, et de longues pauses.

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Un petit compagnon

Miles rentrait de l’école, marchant la tête basse et poussant une pierre en la frappant à chaque fois qu’il arrivait à sa hauteur. Orphelin depuis de longues années il vivait dans une pension où il n’avait guère d’amis. A l’école c’était plutôt pire d’ailleurs, son statut d’orphelin au lieu de lui attirer de la sympathie était l’objet de moqueries incessantes. Taciturne et souvent triste il faisait tout son possible pour rentrer le plus tard possible à la pension. Le printemps était arrivé depuis quelques jours déjà et le soleil restait plus longuement dans le ciel. Trop occupé à regarder sa pierre il ne remarqua pas la jeune femme qui promenait son chien et butta contre elle. « Pardon » murmura-t-il le visage toujours baissé. Miles regarda sa montre. S’il faisait un petit détour par le grand terrain vague qui bordait la ville avant de rentrer il pourrait arriver juste à temps pour le repas et ne pas risquer de punition.

Le terrain vague était une zone qui séparait les alentours de la banlieue et un complexe ultra sécurisé où l’on faisait des expériences médicales ou scientifiques. Miles ne connaissait que les rumeurs et bien entendu n’avait jamais mis les pieds à l’intérieur. On racontait tellement d’histoires qu’il avait fini par ne plus croire en aucune. Arrivé devant la grille qui délimitait la rue et la grande étendue désertique il se retourna pour vérifier qu’on ne le regardait pas, puis se faufila par un trou étroit dans le grillage. Tous les enfants du coin connaissaient la position exacte de cette entrée et s’en servaient pour aller y jouer. Des panneaux destinés à faire peur étaient accrochés tout le long avec des têtes de morts et des avertissements mais de ce que savait Miles il n’était jamais rien arrivé à personne sur ce terrain. L’herbe n’y poussait que par touffes hirsutes comme les cheveux sur le crâne de Mr Dustone le directeur de la pension. Cette simple idée le fit sourire, et il se mit à courir les bras étendus comme s’il avait des ailes et pouvait s’envoler vers un horizon plus chaleureux et agréable.

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Amour contre nature

Depuis des mois Illïal devait mentir à sa famille, à ses amis et même à ses compagnons d’aventure. Cela commençait à peser sur ses frêles épaules d’elfe. Elle ne se souvenait plus vraiment comment tout ceci avait commencé. Mais elle savait que plus le temps passerait et plus ses amis se sentiraient trahis. Malheureusement elle n’arrivait pas à trouver le bon moment, ni même les mots. Mais elle savait que ce n’était pas le bon moment. D’autant plus que la mission qu’ils devaient accomplir n’était pas facile et que déjà Hutgar l’homme du Nord était blessé, et que le magicien Alzeroth commençait à se trouver à court de sortilèges et d’objets magiques. Non elle ne pouvait pas risquer leurs vies simplement pour soulager son âme du poids qui pesait sur elle.

Elle encocha deux flèches sur la corde qu’elle tendit et relâcha rapidement. L’une des flèches se ficha dans le museau de la créature tandis que l’autre perçait le cuir épais de son poitrail. Courant entre les branches elle cherchait un autre angle pour tirer à nouveau. La créature émit un cri guttural et balança son énorme gourdin en direction d’Hutgar qui l’évita de justesse mais déséquilibré s’affala en arrière. Gorlar le nain se jeta en avant et de sa hache à deux lames parvint à entailler les bottes de cuir de la bête faisant jaillir un sang noir et épais.

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L’évolution vengeresse

Clarisse était une humanimale de 3ème génération. Comme tous ceux de sa condition elle possédait des caractéristiques de l’animal dont elle partageait l’ADN. Une agilité hors norme, une vision, une ouïe et un odorat exceptionnels, mais comme tous ceux de la 3ème génération elle avait aussi héritée des malformations que ce mélange instable d’ADN avait provoqué.

Lorsque la première génération avait été fabriquée par la science, les humains qui s’étaient prêtés aux expérimentations avaient découverts que le mélange de l’ADN humain avec l’ADN d’un animal leur conférait de nombreuses qualités inhérentes à l’animal en question. Cette génération s’était avéré une réussite parfaite. A tel point que le nombre de participants au niveau mondial avait explosé. Malheureusement des protestations nombreuses et des actes commandos avaient détruits toutes les recherches qui avaient menées à ces résultats. Ne restait plus que les humanimaux originaux pour perpétuer cette transgression de l’évolution. Malgré leur statut d’erreurs de la nature, il n’avait pas été possible de les éliminer. D’autant plus qu’à part leurs caractéristiques physiques particulières, rien ne permettait de les distinguer des autres êtres humains.

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Enfin

Marc attendait depuis plusieurs semaines déjà. Il avait utilisé les services en ligne de sa télé. La publicité fait des dégâts songea t’il. Le facteur arriva essoufflé au seuil de son appartement.

–          Et bien on peut dire que pour arriver chez vous il faut en vouloir !

–          Oui je sais l’ascenseur est en panne depuis maintenant 2 mois.

–          Si je l’avais su je ne serais jamais monté jusque-là.

Avec d’infinies précautions il posa au sol le colis sur lequel un énorme dessin indiquait « fragile ». Puis sortant une tablette tactile il fit signer Marc. Après les remerciements d’usage il repartit par l’escalier qui l’avait mené au 12ème étage bougonnant contre l’homme qui ne lui avait même pas laissé un pourboire.

Marc fit rentrer le colis dans son appartement en prenant soin de ne pas être vu par le voisinage. Une fois la porte hermétiquement fermée il s’octroya un soupir de soulagement puis une petite danse. L’excitation était à son comble. Il se rendit dans la cuisine pour y prendre un couteau à la lame fine. Perforant le ruban adhésif qui fermait le colis il l’ouvrit. L’appareil était encore emballé dans un autre carton, mais il s’arrêta comme en extase devant les photos de celui-ci. Sautillant d’un pied sur l’autre il parcourut l’appartement jusqu’à la chambre fermée. Sortant un trousseau de clés qu’il portait autour du cou il prit la plus longue et ouvrit la porte.

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