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La violence est elle sexuée?

Hier le 25 Novembre c’était la Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes.
Toute la journée nous avons eu droit à diverses informations et reportages tous plus larmoyants les uns que les autres sur ce problème de société.
Sauf que je crois qu’on le prend par le mauvais côté du manche si je puis dire.

En effet même si la violence faite aux femmes est probablement injustifiable dans la majorité des cas, qu’en est-il de la violence faite aux enfants? Et j’irais même jusqu’à dire faite aux hommes?
N’y a-t-il donc dans nos sociétés que des mâles brutaux pour mettre des trempes à leurs femmes?
Non bien sûr que non, la société n’est plus aussi facilement segmentable que l’on pouvait le croire il y a de cela quelques décennies.

Et c’est bien ce qui me chagrine dans cette journée. On occulte (sciemment) toutes les autres formes de violence pour se concentrer sur celle-ci.
Est-elle plus horrible, plus inhumaine, plus dégueulasse? Je ne pense pas pouvoir en juger, ce que je sais par contre c’est que l’inverse est aussi quelque chose d’anormal.
Mais combien d’hommes peuvent porter plainte sans risquer de ne pas être crus? Combien meurent chaque année de la faute d’une femme violente? Peut-être ne sont-ils comptés que dans les chiens écrasés des journaux sous les "coups de sang" ou "drame familial".

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Une âme en devenir

Des relents méphitiques aux humeurs vagabondes
Prisonnier sans limites coince entre les mondes
Explorant les recoins d’une âme torturée
Restant le seul témoin de ses erreurs passées

Des plaines infinies d’un Elysée intime
Pourchassant les folies, les instants de déprime
En quête de rédemption porte vers l’avenir
Ouvert aux émotions, les laissant envahir

Ces espaces sauvages tentant d’apprivoiser
Le moindre des présages qui viendrait pavoiser
Maitriser le futur comme s’il était facile
Si le chemin est sur et la foulée agile

De pouvoir contrôler tout ce qui nous échappe
Sans jamais se lasser même lorsque ca dérape
Retrouver la maitrise de ses instincts sauvages
Même lorsqu’on lâche prise sans en subir ombrage

Savoir reprendre gout à ce qu’on a perdu
Ne jamais regretter ce que l’on aura plus
Découvrir à nouveau comment prendre plaisir
Faire éclater le beau et comme un repentir

L’exposer au dehors de l’âme tourmentée
Plus brillant que de l’or et le voir augmenter
Aux contacts de ces autres, la foule solitaire
S’incarner avec eux pour fouler cette terre

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Jean Teulé – Rainbow pour Rimbaud

Robert géant de 2 mètres aux cheveux rouges ne peut dormir que dans sa penderie, son bateau ivre comme il l’appelle. Isabelle, elle se prend pour une aubépine, et leur improbable rencontre va les entrainer dans une sorte de quête initiatique.
Car Robert est fan absolu de Rimbaud, il se prend même pour Arthur jusque dans les moindres parcelles de son corps. Mais jusqu’où ira-t-il pour trouver celui qu’il est ou qu’il pense être…

Un roman bien sympathique de Jean Teulé que cette allégorie tarabiscotée aux personnages aussi improbables qu’attachants. Même si Rimbaud reste un prétexte plus qu’autre chose, il devient au fur et à mesure des aventures de Robert et d’Isabelle un personnage important.
Etrange comme d’ailleurs son empreinte semble se faire de plus en plus forte à mesure que l’histoire avance. Peut-être est-ce dû à tous les vers que Robert déclame de mémoire. Ou bien simplement au parcours initiatique de Robert.
On suit ces personnages avec bienveillance parfois avec le sourire, parfois avec étonnement.

Un roman court, qui ne se prend jamais au sérieux, du moins qui n’en donne pas l’impression.
Difficile de ne pas apprécier simplement cette histoire pour ce qu’elle est, une douce rêverie menée par de doux rêveurs.
Mon premier roman de Jean Teulé, mais certainement pas le dernier, une manière d’écrire très agréable, fluide, sans manières. Exactement ce qu’il fallait pour raconter cette folle aventure.

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Le village

Tous les ans, le même rituel, une fois la route prise, on oublie sa vie d’avant et on se prépare. Seront-ils tous là? M’attendront-ils? Tant de questions et déjà des doutes.
Doit-on revenir sur ce qui a été dit l’été dernier? Lorsqu’on ne s’est même pas excusé d’avoir été blessant. Il faudra faire table rase de l’année dernière ou bien les vacances seront gâchées.

Et puis voilà l’arrivée, tant attendue, on regarde par la vitre mais personne n’est là. Il est déjà tard, peut-être sont-ils allés faire un tour, ou bien ils sont en train de manger peut être.
On s’installe, on se prépare, on mangera plus tard. Vite descendre au lieu de rencontre, le lieu de vie du village. Mais quelle désolation, quelle tristesse. Personne, pas même ce chien errant tellement crasseux qui passe sa vie à quémander un petit quelque chose.

Déception bien sûr, mais on ne veut pas laisser la première impression être la bonne. C’est tout juste valable pour les proverbes ça… Alors on se balade dans les rues désertes, le silence omniprésent semble presque voulu. Toute vie semble avoir déserté les ruelles. L’eau ruisselle dans la calade sans discontinuer, seule source de bruit, si légère qu’on l’oublie presque aussitôt.
L’astre lunaire éclaire les pierres disjointes de ces vieilles rues pavées. Chaque fenêtre est fermée, les volets clos ou alors branlants et tenus par quelques bricoles. La nuit est fraîche comme souvent dans ces collines. Mais ce soir le froid est plus omniprésent encore que l’année dernière semble-t-il. Pas de vent qui descend au cœur de la végétation, juste le silence.

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Doit on appartenir à un genre littéraire

On le voit tous les jours ou presque dans les domaines "artistiques", une fois posé l’étiquette d’un genre difficile de s’en sortir.
Lorsqu’un acteur étiqueté comique fait du dramatique on salue la performance, dès qu’un chanteur lyrique fait dans la pop aussi, mais certaines autres transgression ne donnent pas les mêmes résultats.
Peut-on tout à la fois écrire des poèmes, de la prose, écrire de la science-fiction, de la littérature enfantine, de l’érotisme et y arriver dans chacune de ces différentes catégories d’écriture?

Ma foi la réponse est oui, il est clair que l’on ne peut exceller en tout, et que certains genres sont plus pointilleux que d’autres, voir même techniquement difficiles à aborder si l’on veut être touche à tout.
Mais doit-on pour autant se "spécialiser" dans un domaine particulier sous prétexte que l’on a plus de facilité à l’écrire ou que l’on a l’impression que ce sont ces textes-là qui plaisent le plus?
Ecrire c’est comme chanter, ou jouer d’un instrument, il y a forcément un style particulier que l’on préfère et où l’on prend le plus de plaisir, et ça se voit.
Mais se laisser enfermer dans ce genre c’est aussi se priver du reste. Petit à petit on perd des morceaux de soi que l’on n’arrive plus à exprimer et qui finissent par complètement bloquer l’inspiration du reste.

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Ian Levison – Arrêtez moi là

Lorsqu’un chauffeur de taxi déroge aux quelques règles simples qu’il a toujours suivi il peut s’attendre à quelques désagréments.
Mais lorsque destin s’en mêle et qu’une petite fille est enlevée avec comme seules empreintes celle du narrateur on sait déjà que les choses vont probablement dégénérer…

Un roman fort agréable dans lequel on est plongé tout de suite. A de nombreuses reprises on en vient presque à essayer de rendre plus combatif cet homme à qui tout arrive et qui finit par laisser aller le cours des choses.
Très bien ficelé même si l’intrigue policière n’est pas primordiale dans cet ouvrage, on y découvre une Amérique qui se repose peut être un peu trop sur les indices scientifiques là où elle pourrait faire un travail d’enquête.
Et puis on découvre que tous les rouages d’un système qui pourtant s’occupe d’hommes et de femmes et devrait être parfait, est composé de gens qui eux sont imparfaits.

J’ai bien aimé et j’avoue que j’ai été agréablement surpris à cette lecture. Un livre qui se lit assez vite tant on voudrait bien découvrir ce qui pourrait encore lui arriver de pire arrivé à un certain moment.
Finalement un roman aussi très humain, qui montre que quel que soit l’endroit où l’on est et avec qui l’on est, on peut rencontrer des gens qui nous permettent d’évoluer, de grandir.

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Collectif – Noir comme l’amour

Un recueil qui porte bien son nom, voilà ce que j’ai envie de dire comme première approche. 22 auteurs parmi les plus connus de l’horreur ou du fantastique se relaient tout au long de cet ouvrage collectif.
Chaque histoire est à elle seule suffisante pour justifier la lecture de ces 22 plongées dans les méandres les plus noirs de ce sentiment que l’on qualifie de plus beau.
Psychologiquement troublant, brisant les tabous, dépassant toutes les bornes, il est difficile de bien parler de chaque histoire sans les dénaturer.

On notera simplement les noms des auteurs qui ont participés, de Stephen KING à Stuart Kaminsky on retrouve la fine fleur des romanciers Américains dans cette anthologie très justement nommée "22 nouvelles fantastiques".
L’amour poussé dans ses derniers retranchements, jusqu’à la folie, jusqu’à la mort. Un recueil que l’on prend plaisir à déguster par petites touches, nouvelle par nouvelle changeant d’univers totalement entre chaque.
Les auteurs malgré leurs univers si divers et leur manière tellement personnelle d’aborder le sujet forment un ensemble d’une grande homogénéité lorsqu’on prend le recueil dans son ensemble.

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Question d’équilibre…

Marre des anti-corridas! Bin ouais, ras le cul de ces affiches partisanes et violentes. Marre de la manière dont sont traités les gens qui apprécient.
Marre surtout de cette énergie et de ce pognon dépensé pour cette cause alors que bordel des gens meurent dans les rues chaque année et là on n’en a que foutre!

Si je suis aussi remonté c’est qu’on parle d’une chose dont les gens par empathie plus que par conviction vont propager sans même jamais se prendre par la main pour aller voir les chiffres…
Qu’est-ce que ça représente en nombre de taureaux tués la corrida (en France uniquement)?
Environ 70 événements taurins par ans. J’ai trouvé un chiffre d’environ 6 taureaux tués par événements.
Soit 420 taureaux tués dans des arènes chaque année en France.

Ok c’est surement trop peut-être, mais maintenant un chiffre, banal, vulgaire que plus personne ne regarde de nos jours.
En 2011 plus de 329 personnes sans domicile fixe mortes dans la rue.
Bah ouais mais bon les taureaux c’est beau, ça a la poil luisant et tout, le sdf ça pue, ça picole et puis ça vole c’est bien connu.

Bon ok d’un côté on a un animal, qui vit dehors, habitué à mener un combat permanent, qui finit sa vie dans d’atroces souffrances et de l’autre une bête à cornes comme les milliers voir millions d’autres qui sont abattues pour faire des steaks…

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Se faire plaisir

Je me suis souvent demandé pourquoi écrire. Plus que ça même, quel enrichissement cela apporte, et surtout pour qui et pour quoi se donner la peine de le faire.
Longtemps j’ai cru que je le faisais pour moi, et même si c’est vrai de prime abord, ma manière de le percevoir était faussée.

J’ai eu plus qu’à mon tour envie d’être lu. L’envie de plaire, de faire réagir, l’envie d’être reconnu comme quelqu’un qui sait écrire, qui sait choisir ses sujets, à la pointe des idées ou des modes.
Mais ceci est la partie narcissique de l’écriture, qui ne devrait normalement pas être une motivation. Du reste elle ne l’est qu’à partir du moment où elle se nourrit de résultats.
Dans une telle mentalité, on écrit quand ça plait, on prend plaisir à se sentir lu, à voir des réactions, on partage et on cherche à plaire toujours plus.

Mais on se perd lentement mais surement dans pareil processus. L’écriture ne doit pas être faite pour attirer un support, une affection, une reconnaissance. Toutes ces choses vont et viennent, existent ou pas mais ne doivent pas être recherchées.
Je l’ai découvert récemment en lisant un livre, en fait je crois que j’ai seulement eu besoin qu’on me mette devant quelque chose que je savais déjà et que j’avais déjà compris sans pouvoir le nommer.
Ecrire c’est se partager, s’offrir, se livrer, que ce soit dans la fiction ou pas, dans l’émotion ou dans l’action.
Mais il faut le faire pour soi, savoir si ce que l’on partage nous enrichit ou pas. L’écriture ne devrait pas être une tentative de se constituer auprès des autres, pas plus que les autres moyens d’expression ou les arts en général.

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Boris Vian – L’arrache cœur

Jacquemort, psychiatre arrive dans un petit village de campagne, chez Angel et clémentine, celle-ci sur le point d’accoucher, il va aider à la délivrance de ses triplés.
Joël, Noël et l’étrangement mis à part Citroën. Lorsqu’il va devoir se rendre au village Jacquemort va se rendre compte que de nombreuses et étranges coutumes ont court par ici…
Comme « la foire aux vieux », où les vieux du village sont mis aux enchères et traités comme des objets. Arrivera-t-il à combler le vide qui l’habite et l’a conduit ici en réalisant la psychanalyse complète comme il le souhaite?

Un roman surréaliste et poétique, une fable étonnante et pleine d’émotions. Sorte de quête de sens pour Jacquemort dans un coin de campagne qui en manque singulièrement, de sens.
Des jeux des mots, aux jeux de mots, Boris Vian nous guide et nous accompagne dans ce qu’il arrive petit à petit à rendre plausible, presque réel, mais surtout authentique.
Perdu dans ce roman, des mots qui se croisent, se recomposent, comme des petites créatures ailées qui volettent entre les pages. Même la notion de temps disparait lorsqu’il nous parle des dates improbables qui rythment l’histoire.

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