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La princesse inaccessible

Il était une fois une princesse qui vivait dans un royaume enchanté. Elle avait tout ce qu’elle désirait, mais se lamentait. Aucun des princes qu’elle avait rencontré n’avait fait battre son cœur. Et ses parents inquiets commençaient à se faire pressants pour qu’elle trouve un fiancé. Eléonore car tel était son nom s’enfermait souvent dans sa chambre et accoudée à sa fenêtre rêvait d’un prince qui saurait la rendre heureuse.

Comme souvent, une invitation arriva au château, la reine d’un royaume proche organisait une fête et toutes les familles royales étaient invitées à s’y rendre. Eléonore n’avait aucune envie d’y aller, mais devant l’insistance de ses parents elle s’y rendit à contrecœur. Juste avant de partir son père lui parla.

–          Ma petite fille, tu as bien grandi. Tu sais que nous ne vivrons pas éternellement, et il te faut trouver un mari. Je t’en conjure, n’éconduis pas tous les princes que tu croiseras ce soir. Essaye de faire connaissance, et puis peut être feras tu une belle rencontre?

La jeune femme haussa les épaules. Ces petites fêtes se terminaient toujours de la même façon. Son père lui faisant la morale dans le carrosse lors du retour au château.

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J’ai fait un rêve

J’ai fait un rêve! Oui je sais ce que vous pensez, et alors? Alors, cela fait maintenant deux ans jour pour jour que je n’ai plus fait un seul rêve. Depuis l’enterrement de Maman pour être exact. J’avais huit ans quand elle est morte. Une maladie aussi définitive que brève. A peine le temps de se dire adieux qu’elle n’était déjà plus là. Je me souviens encore avoir vu rentrer Papa dans ma chambre. Je ne l’avais jamais vu pleurer. Mais ce jour-là, comme un petit enfant, il est entré en pleurant. Il s’est assis sur le lit, juste à côté de mes jouets. Il m’a regardé. Et j’ai su! Oh oui j’ai su, il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles vous savez? Alors c’est moi qui l’ai pris dans mes bras et qui ai tenté de le consolé. Ce jour-là nous avons silencieusement fait un pacte lui et moi. Le pacte de vivre, non pas de survivre mais de vivre, pour Maman.

Pourquoi je vous dis tout ça? Parce que depuis ce jour je n’ai pas fait une seule nuit sans cauchemars. De toutes les sortes, des petits, des grands. Des horribles qui m’ont tenu éveillé jusqu’au petit matin, des courts mais qui revenaient dès que je fermais l’œil à nouveau. Les premiers temps j’ai beaucoup pleuré lorsque je me réveillais la nuit. Hurlé aussi, plus d’une fois. Papa a essayé de m’aider mais sans grand succès. Il me réconfortait, mais la nuit suivante ça recommençait, encore et encore… J’ai cru devenir fou. D’ailleurs on m’a forcé à aller voir un docteur. Il devait m’aider à gérer mes angoisses. Mais la seule chose qu’il a réussi à faire c’est à se faire détester. Il voulait que j’enterre Maman de mon esprit. Qu’elle disparaisse un temps de ma mémoire. Mais ça aurait été la perdre une deuxième fois, et ça je n’en étais pas capable. Alors je l’ai expliqué à Papa. Et il m’a compris. On a essayé ensuite des méthodes plus douces, de reprendre un rituel avant d’aller se coucher. Même de me laisser veiller tard parfois. Mais rien n’a jamais vraiment marché malheureusement. Sauf que petit à petit, j’ai appris à gérer ces cauchemars. Ils continuaient à me réveiller la nuit bien entendu, mais je savais qu’ils n’étaient rien d’autre que des mauvais rêves. Et puis surtout ils me permettaient de revoir Maman.

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Le mouchoir de déshonneur

Le petit mouchoir blanc semblait suspendu. Comme un papillon se laissant glisser sur l’air, il flotta quelques instants avant d’atterrir devant ses pieds. Arthur se baissa pour le ramasser délicatement. Dans la foule qui le précédait impossible de savoir à qui il appartenait.

Le portant vers ses yeux pour mieux le regarder il emplit ses narines d’un doux parfum sucré. Des initiales étaient brodées, ainsi que des armoiries. D’une blancheur virginale le lin s’était tâché au contact du sol. Arthur leva les yeux, essayant d’imaginer qui pouvait bien être le ou la propriétaire. La foule dense se croisait et se mélangeait lui faisant tourner la tête.

Le pliant avec délicatesse il le mit dans sa poche et se rendit à son rendez-vous avec le Duc. Leurs affaires réglées, il sortit le mouchoir et le montrant, demanda:

–          Sauriez-vous à qui peuvent bien appartenir ces armoiries?

Le duc chaussa des verres de lecture.

–          Et bien je crois que ce sont celles de Madame de Fornelle. Laissez-moi voir je vous prie.

Approchant le mouchoir de ses yeux il le présenta aux dernières lueurs de la journée.

–          Oui en effet je vous confirme, ce sont les armes de la famille Fornelle, et les initiales correspondent.

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