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Etrange pouvoir

Je haïs ce monde, du plus profond de mes tripes, de toute mon âme. Depuis le grand cataclysme, je me terre. Voyageant de poche de résistance en poche de résistance. L’épidémie s’est déployée comme une traînée de poudre. Peut-être quelque chose avait-il été répandu sur toute la planète avant l’étincelle qui avait tout déclenché. Si l’on m’avait dit que le monde finirait ainsi, j’aurais pensé que la personne était bonne pour la camisole. Mais désormais il n’y a plus rien à faire. Les dernières défenses tombent petit à petit. La fin est proche, ils sont là dehors, je les entends. Si j’écris ces quelques lignes c’est principalement pour laisser une trace. Je suis peut être le dernier encore vivant. Du moins le dernier qui ne soit pas contaminé.

Si un jour quelqu’un lit ce message il faut que vous compreniez bien. Le jour du cataclysme tout allait bien, rien ne laissait présager quoi que ce soit. J’étais assis sous le porche de ma véranda. Je regardais les enfants des voisins faire leurs bêtises habituelles. Je n’aime pas les enfants. Je n’aime pas plus les voisins à vrai dire. Je n’aime personne serait un bon résumé. Bref j’étais assis tranquillement mon journal sur les genoux et Marty à mes pieds. Marty était mon chien. Il a été pris par l’épidémie lui aussi et je n’ai rien pu faire. Les petits Mulligan étaient en train de bricoler une de leur superbe invention sur le gazon de leur maison. A les entendre piailler et s’exciter je pensais qu’ils devaient avoir dépassé encore les bornes de leur propre bêtise. Lorsque le plus grand sortit des allumettes j’avais pris la décision de me réfugier à l’intérieur. Immanquablement ils allaient encore réussir à mettre du bazar partout dans la rue voir même sur mon magnifique gazon. Afin de leur faire peur, je fis jouer la culasse de mon fusil bruyamment.

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Le réveil

J’ai bien dormi. Voilà plusieurs mois que je sommeille entouré de ma famille. Mais j’ai l’impression qu’il est l’heure. Je suis le plus vieux, donc je suis le premier à me réveiller. Les petits sont enroulés autour de leur maman. Leur chaleur est réconfortante. Doucement je commence à m’étirer. Plusieurs mois sans bouger il ne faut pas se lever trop vite. Lentement petit à petit je sens mes muscles qui s’éveillent aussi, qui se rappellent à ma conscience. Mon ventre grogne, celui des autres aussi. La faim ne va pas tarder à leur faire ouvrir les yeux aussi. Une patte en premier, je la fais bouger, une légère douleur dans l’articulation, je ne suis plus de première jeunesse. Mes poils se hérissent, il fait encore froid dehors. Je tends mes griffes en prenant soin de ne pas bousculer les autres. Ma lourde carcasse est raide lorsque je tente de me dresser sur mes pattes, je suis un peu lourdaud mais c’est mon quotidien. Il faut que je sorte pour ramener de quoi manger aux petits. Ils sont encore jeunes et ne peuvent pas chasser par eux-mêmes. Mes yeux endormis laissent passer un filet de lumière. Il doit encore faire nuit, le soleil serait plus violent autrement. Quelques pas mal assurés, je manque m’étaler sur le tas de fourrure qui dort en ronflant d’insouciance. J’avance avec précautions, mes griffes raclent le sol caillouteux de la grotte. Je me retourne pour vérifier si personne ne me suit mais les autres sont bien endormis.

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