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Passer la frontière

Rufus en avait marre de marcher. Il suivait la longue file qui le précédait depuis une éternité maintenant. La fatigue n’aidait pas son esprit qui était embrumé. Lui qui avait tant voyagé n’arrivait pas à se faire à toutes ces formalités pesantes. La file semblait interminable, il n’en voyait d’ailleurs pas la fin. Alors il avançait presque de manière automatique. Lorsque les bribes de son esprit voulaient bien se concentrer il repensait à la journée précédant son voyage. Il avait laissé tellement de choses en suspens. Il faudrait qu’il fasse un peu de tri et gère un peu mieux ses priorités. Le plus surprenant dans la file qui le précédait était l’incroyable diversité des gens. Et leur respect les uns envers les autres. Personne n’avait essayé de le dépasser, et il n’avait pas eu l’idée lui-même de tenter d’aller plus vite.

Tout le monde semblait avancer du même pas. Un rythme certes lent mais continu. Il avait beau réfléchir il ne s’était pas arrêté depuis le départ. Par petits pas, mais toujours en train de bouger. Peut-être était-ce aussi la raison qui faisait qu’il n’arrivait pas à se concentrer plus de quelques secondes sur quelque chose. Les gens étaient tellement silencieux, d’habitude dans ce genre d’endroits les gens se mettaient à converser avec leurs voisins. En même temps aussi ce genre d’endroits laissait du temps pour le faire. De longues files, et de longues pauses.

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Un petit compagnon

Miles rentrait de l’école, marchant la tête basse et poussant une pierre en la frappant à chaque fois qu’il arrivait à sa hauteur. Orphelin depuis de longues années il vivait dans une pension où il n’avait guère d’amis. A l’école c’était plutôt pire d’ailleurs, son statut d’orphelin au lieu de lui attirer de la sympathie était l’objet de moqueries incessantes. Taciturne et souvent triste il faisait tout son possible pour rentrer le plus tard possible à la pension. Le printemps était arrivé depuis quelques jours déjà et le soleil restait plus longuement dans le ciel. Trop occupé à regarder sa pierre il ne remarqua pas la jeune femme qui promenait son chien et butta contre elle. « Pardon » murmura-t-il le visage toujours baissé. Miles regarda sa montre. S’il faisait un petit détour par le grand terrain vague qui bordait la ville avant de rentrer il pourrait arriver juste à temps pour le repas et ne pas risquer de punition.

Le terrain vague était une zone qui séparait les alentours de la banlieue et un complexe ultra sécurisé où l’on faisait des expériences médicales ou scientifiques. Miles ne connaissait que les rumeurs et bien entendu n’avait jamais mis les pieds à l’intérieur. On racontait tellement d’histoires qu’il avait fini par ne plus croire en aucune. Arrivé devant la grille qui délimitait la rue et la grande étendue désertique il se retourna pour vérifier qu’on ne le regardait pas, puis se faufila par un trou étroit dans le grillage. Tous les enfants du coin connaissaient la position exacte de cette entrée et s’en servaient pour aller y jouer. Des panneaux destinés à faire peur étaient accrochés tout le long avec des têtes de morts et des avertissements mais de ce que savait Miles il n’était jamais rien arrivé à personne sur ce terrain. L’herbe n’y poussait que par touffes hirsutes comme les cheveux sur le crâne de Mr Dustone le directeur de la pension. Cette simple idée le fit sourire, et il se mit à courir les bras étendus comme s’il avait des ailes et pouvait s’envoler vers un horizon plus chaleureux et agréable.

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Amour contre nature

Depuis des mois Illïal devait mentir à sa famille, à ses amis et même à ses compagnons d’aventure. Cela commençait à peser sur ses frêles épaules d’elfe. Elle ne se souvenait plus vraiment comment tout ceci avait commencé. Mais elle savait que plus le temps passerait et plus ses amis se sentiraient trahis. Malheureusement elle n’arrivait pas à trouver le bon moment, ni même les mots. Mais elle savait que ce n’était pas le bon moment. D’autant plus que la mission qu’ils devaient accomplir n’était pas facile et que déjà Hutgar l’homme du Nord était blessé, et que le magicien Alzeroth commençait à se trouver à court de sortilèges et d’objets magiques. Non elle ne pouvait pas risquer leurs vies simplement pour soulager son âme du poids qui pesait sur elle.

Elle encocha deux flèches sur la corde qu’elle tendit et relâcha rapidement. L’une des flèches se ficha dans le museau de la créature tandis que l’autre perçait le cuir épais de son poitrail. Courant entre les branches elle cherchait un autre angle pour tirer à nouveau. La créature émit un cri guttural et balança son énorme gourdin en direction d’Hutgar qui l’évita de justesse mais déséquilibré s’affala en arrière. Gorlar le nain se jeta en avant et de sa hache à deux lames parvint à entailler les bottes de cuir de la bête faisant jaillir un sang noir et épais.

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