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Alizée – Psychédélices

 
Après deux albums produits sous la houlette de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, la jeune Alizée désormais mariée à Jeremy Chatelain d’une des saisons de Star Academy et maman nous revient avec un nouvel album, très loin d’être l’album à charge contre son ancienne mentor, force est de constater que contrairement à ce qu’on a pu dire dans les deux précédents albums il y a des morceaux d’Alizée tant on en retrouve la saveur dans celui ci.
En effet les différents morceaux même s’ils ont une légère tendance à être plus électro que ceux des albums précédents reprennent pas mal des sonorités ou des recettes qui ont pu faire le succès des autres albums de la jeune femme.
Et ce qui était annoncé comme l’album de la rupture et du changement, se trouve peut être plutôt ressemble à l’album de la maturité et du renouveau dans la continuité (quelle jolie formule).

A l’image des deux singles déjà sortis, cet album est frais, léger, moins espiègle et moins enfantin que pouvait l’être les deux premiers, peut être aussi moins singuliers, tant les références et les niveaux de lecture multiples étaient de mise précédemment, alors que dans l’ensemble celui ci se lit et s’écoute assez simplement.
Il n’en reste pas moins que la lolita garde toute son âme, et que l’on a l’impression de manger un bonbon acidulé, je veux dire par là que les morceaux ne sont tout de même pas en totale opposition avec le monde de l’enfance qui sied tant à la jeune femme, d’ailleurs certaines chansons y font très directement allusion.
Mais n’en déplaise à certains, les thèmes tendent à aller vers la maturité, les sujets bien que souvent pris avec la vision propre à la lolita des débuts, tendent à se métamorphoser dans certains morceaux au fur et à mesure du texte.
Et puis Alizée n’a pas fait appel uniquement à son cher et tendre mari, elle a su s’entourer, allant parfois dans des styles musicaux très éloignés de la pop de ses débuts pour prendre des risques qui s’avèrent payants tant au final l’album respire une vraie homogénéité et un vrai souffle.

On pourra nommer au rang des participants à cette aventure le rappeur Oxmo Puccino, Jean Fauque (plus connu comme parolier d’Alain Bashung) ou même Daniel Darc, leur apport n’est pas négligeable mais certains n’ont peut être pas su laisser exprimer les aspirations profondes de la jeune femme, ce qui fait ressortir certains morceaux comme très ressemblants à ce qu’elle a pu faire dans le passé.
Attention je ne dis pas qu’il n’y a aucune évolution, ce serait faire abstraction de ce que la vie semble lui avoir apporté que ce soit au niveau personnel avec sa maternité ou son mariage, ou même professionnel avec son éloignement du duo Farmer/Boutonnat ou même du changement de maison de disque passant de Sony à RCA.
Mais cette évolution est toute en souplesse, et en concession, on a l’impression qu’elle ne veut pas couper le cordon trop nettement, qu’elle veut prendre le temps d’aller de l’avant, prendre le temps d’explorer, de se découvrir tout en gardant ce lien discret mais rassurant avec l’Alizée qui a eu tellement de succès.
Certains morceaux sont très bons, comme « Décollage » ou « Par les paupières », d’autres sont légèrement moins réussis, mais pourtant aucun morceau ne peut réellement être taxé de raté, quand aux morceaux que l’on doit en partie à son mari, on pourra noter qu’ils sont sortis tous les deux en singles ce qui est un signe évident de leur qualité même si les mauvaises langues pourront parler ici de qualités commerciales.

Pour conclure, un album résolument original, mais pas trop, mature, mais pas trop, qui change, mais pas trop, peut être l’album de transition avant un album beaucoup plus Alizéein et plus personnel pour le quatrième de la jeune femme.
Toujours est il que si vous avez aimé les deux précédents je suis presque sur que vous aimerez celui ci, tant finalement sa touche personnelle fait qu’on ne peut s’y tromper c’est bien d’un album d’Alizée dont il s’agit, et c’est bien ce que la plupart de ceux qui l’écoutent veulent.
On notera une campagne publicitaire et de buzz plutôt réussie que ce soit voulu ou pas, par des rumeurs parlant d’une chanson règlement de compte avec Mylène Farmer qui n’existe pas en  tout cas sur la version de l’album sortie dans les magasins.

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