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Orphée 2.0

Eric venait de terminer sa dix-millième heure de jeu avec son avatar, un personnage qu’il avait pris soin de customiser et de faire évoluer pour représenter tout ce qu’il ne serait jamais dans la vie réelle. En récompense il gagna un trophée virtuel qui permettait de l’identifier et que les autres joueurs pouvaient voir lorsqu’il s’approchait d’eux. Ayant choisi d’incarner une femme dans le jeu il avait nommé son personnage Mélusine en pensant à la fée bien connue. Se promenant dans la plus grande ville du jeu, il prenait plaisir à voir les autres personnages se retourner sur son passage et les autres joueurs lui poser des questions. Profitant de son instant de gloire il joua une bonne partie de la nuit puis après avoir fait rentrer son avatar dans son domaine privé il ferma le jeu le sourire aux lèvres.

Plus de 400 jours de jeu calcula t’il rapidement. Voilà un vrai investissement dans la vie de son personnage. Non sans une certaine fierté il alla rejoindre son lit à quelques pas de son bureau et de son ordinateur. S’allongeant il imagina toutes les nouvelles possibilités qui étaient offertes à son personnage grâce à ce nouveau statut. Il allait peut être pouvoir rejoindre les personnages devenus mythique du jeu, ceux qui étaient connus de tous les joueurs et à qui on allait parfois demander des conseils. Ses rêves emplirent sa nuit et à son réveil il se souvenait de tout ce qu’il avait imaginé. Se levant il alluma son ordinateur en se dirigeant vers les toilettes.

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Chacun porte ses chaines

Damien se réveilla enchainé. Le soleil particulièrement brillant lui blessait les yeux malgré ses paupières à peine entrouvertes. Essayant de bouger les bras il se rendit compte qu’il n’était pas libre de ses mouvements. Baissant les yeux il découvrit qu’il était totalement entravé par des chaines. Etrangement il n’avait plus aucun souvenir. Impossible pour lui de savoir ce qu’il faisait ici, et d’ailleurs quel était cet ici.

Un bruit d’ailes tout proche le fit sursauter, forçant ses yeux à s’ouvrir totalement, il tourna la tête. Son cou aussi était entravé et il ne pouvait voir la bête qui venait de se percher près de lui, probablement dans son dos. Regardant au sol il repéra une ombre projetée par le soleil. On aurait dit une créature humanoïde avec des ailes qui se déployaient et se refermaient. Piochant dans ses souvenirs il pensa à une sorte de vautour même s’il n’en avait jamais vu réellement. La créature se trouvait sur une ombre plus imposante qui devait correspondre à ce à quoi il était attaché. Essayant de parler il se rendit compte que sa bouche était si sèche qu’il ne laissa sortir qu’un petit gargouillis sans signification. Un rire sardonique lui parvint d’au-dessus de lui. Dans un bruit terrifiant la créature pris son envol et vint se poser devant lui. L’immonde bête ressemblait à un être difforme avec des ailes de chauve-souris. Sa peau craquelée et rougie par le soleil pendait en lambeaux révélant une chair putréfiée d’une teinte verdâtre. Damien ressentit un haut le cœur en regardant le monstre et tira sur ses chaines ne parvenant qu’à se blesser et à faire couler le sang au niveau de ses liens.

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Passer la frontière

Rufus en avait marre de marcher. Il suivait la longue file qui le précédait depuis une éternité maintenant. La fatigue n’aidait pas son esprit qui était embrumé. Lui qui avait tant voyagé n’arrivait pas à se faire à toutes ces formalités pesantes. La file semblait interminable, il n’en voyait d’ailleurs pas la fin. Alors il avançait presque de manière automatique. Lorsque les bribes de son esprit voulaient bien se concentrer il repensait à la journée précédant son voyage. Il avait laissé tellement de choses en suspens. Il faudrait qu’il fasse un peu de tri et gère un peu mieux ses priorités. Le plus surprenant dans la file qui le précédait était l’incroyable diversité des gens. Et leur respect les uns envers les autres. Personne n’avait essayé de le dépasser, et il n’avait pas eu l’idée lui-même de tenter d’aller plus vite.

Tout le monde semblait avancer du même pas. Un rythme certes lent mais continu. Il avait beau réfléchir il ne s’était pas arrêté depuis le départ. Par petits pas, mais toujours en train de bouger. Peut-être était-ce aussi la raison qui faisait qu’il n’arrivait pas à se concentrer plus de quelques secondes sur quelque chose. Les gens étaient tellement silencieux, d’habitude dans ce genre d’endroits les gens se mettaient à converser avec leurs voisins. En même temps aussi ce genre d’endroits laissait du temps pour le faire. De longues files, et de longues pauses.

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Un petit compagnon

Miles rentrait de l’école, marchant la tête basse et poussant une pierre en la frappant à chaque fois qu’il arrivait à sa hauteur. Orphelin depuis de longues années il vivait dans une pension où il n’avait guère d’amis. A l’école c’était plutôt pire d’ailleurs, son statut d’orphelin au lieu de lui attirer de la sympathie était l’objet de moqueries incessantes. Taciturne et souvent triste il faisait tout son possible pour rentrer le plus tard possible à la pension. Le printemps était arrivé depuis quelques jours déjà et le soleil restait plus longuement dans le ciel. Trop occupé à regarder sa pierre il ne remarqua pas la jeune femme qui promenait son chien et butta contre elle. « Pardon » murmura-t-il le visage toujours baissé. Miles regarda sa montre. S’il faisait un petit détour par le grand terrain vague qui bordait la ville avant de rentrer il pourrait arriver juste à temps pour le repas et ne pas risquer de punition.

Le terrain vague était une zone qui séparait les alentours de la banlieue et un complexe ultra sécurisé où l’on faisait des expériences médicales ou scientifiques. Miles ne connaissait que les rumeurs et bien entendu n’avait jamais mis les pieds à l’intérieur. On racontait tellement d’histoires qu’il avait fini par ne plus croire en aucune. Arrivé devant la grille qui délimitait la rue et la grande étendue désertique il se retourna pour vérifier qu’on ne le regardait pas, puis se faufila par un trou étroit dans le grillage. Tous les enfants du coin connaissaient la position exacte de cette entrée et s’en servaient pour aller y jouer. Des panneaux destinés à faire peur étaient accrochés tout le long avec des têtes de morts et des avertissements mais de ce que savait Miles il n’était jamais rien arrivé à personne sur ce terrain. L’herbe n’y poussait que par touffes hirsutes comme les cheveux sur le crâne de Mr Dustone le directeur de la pension. Cette simple idée le fit sourire, et il se mit à courir les bras étendus comme s’il avait des ailes et pouvait s’envoler vers un horizon plus chaleureux et agréable.

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Amour contre nature

Depuis des mois Illïal devait mentir à sa famille, à ses amis et même à ses compagnons d’aventure. Cela commençait à peser sur ses frêles épaules d’elfe. Elle ne se souvenait plus vraiment comment tout ceci avait commencé. Mais elle savait que plus le temps passerait et plus ses amis se sentiraient trahis. Malheureusement elle n’arrivait pas à trouver le bon moment, ni même les mots. Mais elle savait que ce n’était pas le bon moment. D’autant plus que la mission qu’ils devaient accomplir n’était pas facile et que déjà Hutgar l’homme du Nord était blessé, et que le magicien Alzeroth commençait à se trouver à court de sortilèges et d’objets magiques. Non elle ne pouvait pas risquer leurs vies simplement pour soulager son âme du poids qui pesait sur elle.

Elle encocha deux flèches sur la corde qu’elle tendit et relâcha rapidement. L’une des flèches se ficha dans le museau de la créature tandis que l’autre perçait le cuir épais de son poitrail. Courant entre les branches elle cherchait un autre angle pour tirer à nouveau. La créature émit un cri guttural et balança son énorme gourdin en direction d’Hutgar qui l’évita de justesse mais déséquilibré s’affala en arrière. Gorlar le nain se jeta en avant et de sa hache à deux lames parvint à entailler les bottes de cuir de la bête faisant jaillir un sang noir et épais.

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L’évolution vengeresse

Clarisse était une humanimale de 3ème génération. Comme tous ceux de sa condition elle possédait des caractéristiques de l’animal dont elle partageait l’ADN. Une agilité hors norme, une vision, une ouïe et un odorat exceptionnels, mais comme tous ceux de la 3ème génération elle avait aussi héritée des malformations que ce mélange instable d’ADN avait provoqué.

Lorsque la première génération avait été fabriquée par la science, les humains qui s’étaient prêtés aux expérimentations avaient découverts que le mélange de l’ADN humain avec l’ADN d’un animal leur conférait de nombreuses qualités inhérentes à l’animal en question. Cette génération s’était avéré une réussite parfaite. A tel point que le nombre de participants au niveau mondial avait explosé. Malheureusement des protestations nombreuses et des actes commandos avaient détruits toutes les recherches qui avaient menées à ces résultats. Ne restait plus que les humanimaux originaux pour perpétuer cette transgression de l’évolution. Malgré leur statut d’erreurs de la nature, il n’avait pas été possible de les éliminer. D’autant plus qu’à part leurs caractéristiques physiques particulières, rien ne permettait de les distinguer des autres êtres humains.

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Enfin

Marc attendait depuis plusieurs semaines déjà. Il avait utilisé les services en ligne de sa télé. La publicité fait des dégâts songea t’il. Le facteur arriva essoufflé au seuil de son appartement.

–          Et bien on peut dire que pour arriver chez vous il faut en vouloir !

–          Oui je sais l’ascenseur est en panne depuis maintenant 2 mois.

–          Si je l’avais su je ne serais jamais monté jusque-là.

Avec d’infinies précautions il posa au sol le colis sur lequel un énorme dessin indiquait « fragile ». Puis sortant une tablette tactile il fit signer Marc. Après les remerciements d’usage il repartit par l’escalier qui l’avait mené au 12ème étage bougonnant contre l’homme qui ne lui avait même pas laissé un pourboire.

Marc fit rentrer le colis dans son appartement en prenant soin de ne pas être vu par le voisinage. Une fois la porte hermétiquement fermée il s’octroya un soupir de soulagement puis une petite danse. L’excitation était à son comble. Il se rendit dans la cuisine pour y prendre un couteau à la lame fine. Perforant le ruban adhésif qui fermait le colis il l’ouvrit. L’appareil était encore emballé dans un autre carton, mais il s’arrêta comme en extase devant les photos de celui-ci. Sautillant d’un pied sur l’autre il parcourut l’appartement jusqu’à la chambre fermée. Sortant un trousseau de clés qu’il portait autour du cou il prit la plus longue et ouvrit la porte.

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Chasseur de relique

Angus enquêtait sur la confrérie noire depuis plusieurs années. Il n’y avait pas meilleur expert que lui sur ce sujet particulier. Et pourtant ses connaissances en la matière étaient particulièrement limitées. Il savait fort peu de choses sur eux. Seulement qu’ils répandaient la mort autour d’eux et qu’ils avaient à cœur de chasser des reliques. Malheureusement pour lui aucun survivant ne pouvait parler de sa rencontre avec la confrérie. Son autre problème concernait leur nombre. Il ne savait pas combien de membres composaient le groupe. Mais il avait découvert que leurs actions semblaient de plus en plus nombreuses. Pour lui ça ne pouvait signifier qu’une seule chose. La confrérie noire gagnait en puissance, et son nombre devait augmenter. Pourtant il n’avait jamais trouvé leur manière de recruter de nouveaux membres. Et même ses tentatives pour se faire remarquer n’avaient pas réussi.

Au point qu’il avait décidé de cesser de chercher cette organisation pour se focaliser sur leur but. L’une des seules certitudes concernait les reliques. La confrérie noire cherchait à assembler les reliques maléfiques les plus puissantes que le monde connu renfermait. Partant de ce constat il essaya à son tour de les identifier et de les repérer. Plusieurs fois il découvrit trop tard l’emplacement de l’une d’entre elles et ne découvrit que le résultat du passage de la confrérie. Ce qui ne l’empêcha pas de consacrer tout son temps à sa quête. La confrérie l’aidait à son insu dans sa chasse. En effet tous les trésors qui pouvaient être présent sur les lieux des reliques n’étaient jamais récupérés par la confrérie. Leur seul but semblait être la relique. Il avait fini par amasser suffisamment d’argent pour ne pas avoir à perdre du temps dans une activité quelconque.

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Etrange pouvoir

Je haïs ce monde, du plus profond de mes tripes, de toute mon âme. Depuis le grand cataclysme, je me terre. Voyageant de poche de résistance en poche de résistance. L’épidémie s’est déployée comme une traînée de poudre. Peut-être quelque chose avait-il été répandu sur toute la planète avant l’étincelle qui avait tout déclenché. Si l’on m’avait dit que le monde finirait ainsi, j’aurais pensé que la personne était bonne pour la camisole. Mais désormais il n’y a plus rien à faire. Les dernières défenses tombent petit à petit. La fin est proche, ils sont là dehors, je les entends. Si j’écris ces quelques lignes c’est principalement pour laisser une trace. Je suis peut être le dernier encore vivant. Du moins le dernier qui ne soit pas contaminé.

Si un jour quelqu’un lit ce message il faut que vous compreniez bien. Le jour du cataclysme tout allait bien, rien ne laissait présager quoi que ce soit. J’étais assis sous le porche de ma véranda. Je regardais les enfants des voisins faire leurs bêtises habituelles. Je n’aime pas les enfants. Je n’aime pas plus les voisins à vrai dire. Je n’aime personne serait un bon résumé. Bref j’étais assis tranquillement mon journal sur les genoux et Marty à mes pieds. Marty était mon chien. Il a été pris par l’épidémie lui aussi et je n’ai rien pu faire. Les petits Mulligan étaient en train de bricoler une de leur superbe invention sur le gazon de leur maison. A les entendre piailler et s’exciter je pensais qu’ils devaient avoir dépassé encore les bornes de leur propre bêtise. Lorsque le plus grand sortit des allumettes j’avais pris la décision de me réfugier à l’intérieur. Immanquablement ils allaient encore réussir à mettre du bazar partout dans la rue voir même sur mon magnifique gazon. Afin de leur faire peur, je fis jouer la culasse de mon fusil bruyamment.

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Le réveil

J’ai bien dormi. Voilà plusieurs mois que je sommeille entouré de ma famille. Mais j’ai l’impression qu’il est l’heure. Je suis le plus vieux, donc je suis le premier à me réveiller. Les petits sont enroulés autour de leur maman. Leur chaleur est réconfortante. Doucement je commence à m’étirer. Plusieurs mois sans bouger il ne faut pas se lever trop vite. Lentement petit à petit je sens mes muscles qui s’éveillent aussi, qui se rappellent à ma conscience. Mon ventre grogne, celui des autres aussi. La faim ne va pas tarder à leur faire ouvrir les yeux aussi. Une patte en premier, je la fais bouger, une légère douleur dans l’articulation, je ne suis plus de première jeunesse. Mes poils se hérissent, il fait encore froid dehors. Je tends mes griffes en prenant soin de ne pas bousculer les autres. Ma lourde carcasse est raide lorsque je tente de me dresser sur mes pattes, je suis un peu lourdaud mais c’est mon quotidien. Il faut que je sorte pour ramener de quoi manger aux petits. Ils sont encore jeunes et ne peuvent pas chasser par eux-mêmes. Mes yeux endormis laissent passer un filet de lumière. Il doit encore faire nuit, le soleil serait plus violent autrement. Quelques pas mal assurés, je manque m’étaler sur le tas de fourrure qui dort en ronflant d’insouciance. J’avance avec précautions, mes griffes raclent le sol caillouteux de la grotte. Je me retourne pour vérifier si personne ne me suit mais les autres sont bien endormis.

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