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Une âme en devenir

Des relents méphitiques aux humeurs vagabondes
Prisonnier sans limites coince entre les mondes
Explorant les recoins d’une âme torturée
Restant le seul témoin de ses erreurs passées

Des plaines infinies d’un Elysée intime
Pourchassant les folies, les instants de déprime
En quête de rédemption porte vers l’avenir
Ouvert aux émotions, les laissant envahir

Ces espaces sauvages tentant d’apprivoiser
Le moindre des présages qui viendrait pavoiser
Maitriser le futur comme s’il était facile
Si le chemin est sur et la foulée agile

De pouvoir contrôler tout ce qui nous échappe
Sans jamais se lasser même lorsque ca dérape
Retrouver la maitrise de ses instincts sauvages
Même lorsqu’on lâche prise sans en subir ombrage

Savoir reprendre gout à ce qu’on a perdu
Ne jamais regretter ce que l’on aura plus
Découvrir à nouveau comment prendre plaisir
Faire éclater le beau et comme un repentir

L’exposer au dehors de l’âme tourmentée
Plus brillant que de l’or et le voir augmenter
Aux contacts de ces autres, la foule solitaire
S’incarner avec eux pour fouler cette terre

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Sous la douche

http://syl20.net/

Derrière le plexiglass d’une douche improvisée
Face aux regards qui pèsent, un peu intimidée
Dans une tenue légère qui souligne son corps
Protégée du public par ses gardes du corps

La musique rythmée cache ses tremblements
Elle n’a jamais su faire abstraction totalement
Offrant ainsi son corps de manière impudique
Elle pourtant si timide, en proie à la panique

Lascive et langoureuse entre les gouttes elle danse
Sensuelle et féline, dans une profonde transe
Fermant les yeux pour suivre, le rythme lancinant
De la musique qui fait bouger son corps troublant

Parfois elle regarde le public tout autour
Détaillant elle le sait ses merveilleux atours
Désirant la voir nue, un corps impersonnel
Elle tente de se fonder dans leur désir charnel

Ses mains parcourent sa peau, recherche de tendresse
Plus la danse se fait longue et plus descend le stress
C’est une toute autre femme qui finit sous le jet
Déesse de désir ourdissant des projets

Elle arrive à sourire la tension retombant
Quand se libère enfin son si précieux talent
Insufflant aux regards des braises enflammées
Elle devient à leurs yeux, fantasme incarné

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Etrange attirance

Un peu collé-serré sur la piste de danse
Par jeu et par envie, comme une délivrance
Des corps qui s’entrecroisent avec légèreté
Des sourires qui dévoilent les frissons échangés
Sans se soucier autour, des regards insistants
Pour elles ils sont décors, piliers inexistants
Frôlements de leurs mains sous la chaleur des spots
Et les cœurs qui s’emballent, comme divin despotes

Petites touches légères, avant de se nouer
Comme si les doigts avaient secret à avouer
Presque insensiblement les corps qui se rapprochent
Leurs hanches qui se touchent, leurs esprits qui décrochent
Elles s’enlacent dans un souffle, cœurs battant la chamade
Se cherchant, se trouvant, et dans une embrassade
Elles viennent à se coller cherchant la peau de l’autre
Leur sourire lié des envies est l’apôtre

Les lumières tamisées se transforment en boudoir
Succombant l’une à l’autre comme sous un pouvoir
Elles dansent joue à joue, échange de chaleur
Se caressant le dos, de leurs doigts voyageurs
Comme par inadvertance leurs lèvres se visitent
Un instant suspendu on dirait qu’elles hésitent
S’éloignant juste un peu cherchant dans le regard
De l’autre elles devinent qu’il n’y a pas de hasard

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La vie balance

La vie balance entre le bien le mal
Comme une horloge sans jamais s’arrêter
Son mouvement, se fait parfois brutal
Elle est sauvage, venant à tempêter

Puis elle s’apaise sans deviner la cause
Semblant alors n’avoir eu de fureur
Tellement parfois qu’on dirait une pause
Ce n’est qu’un masque ne faisons pas erreur

La vie nous mène vers le bas, vers le haut
Ses mouvements rappellent aux souvenirs
La balançoire de l’enfance en écho
Dont on tirait toutes sortes de plaisirs

Elle nous entraine et parfois nous enivre
Comme si le ciel était à notre portée
Parfois on chute, on se bat pour survivre
Dans un combat dont l’issue est fixée

La vie qui sonne chaque heure obstinément
Son balancier nous rappelle d’aller vite
De vivre encore le plus intensément
Avant que le rideau tombe et qu’on quitte

Elle vient rythmer tous les événements
Comme une horloge au tic-tac régulier
Semblant ralentir à certains moments
Ou bien à d’autres semblants accélérer

Une chose est sûre, sur cette balançoire
Si l’on ne pousse, elle cessera de bouger
Alors du fond de l’esprit il faut croire
Et s’accrocher pour ne jamais tomber

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Mélancolie

Dans les brouillards gris
Des jours sans soleil
Sous la fine pluie
D’une ville qui sommeille
Pris dans la tourmente
Des heures qui passent
Quand nos vies démentes
De tout nous harassent

Quand le seul rayon
Porteur de chaleur
Devient le maillon
D’une chaine de bonheur
Que l’on sent la vie
Renaitre jaillissante
Et que nos envies
Sont envahissantes

Quand telle une lueur
Au cœur de la nuit
Ou comme une fleur
Précédant un fruit
On sent cette source
De force merveilleuse
Qui d’une folle course
Dans nos vies fiévreuses

Semble saupoudrer
Le monde alentour
D’un or chaud poudré
Le long du parcours
Dans un tourbillon
Tout vient à bouger
Comme un aiguillon
Qui viendrait piquer

L’entrain revenu
Le cœur palpitant
Face à l’inconnu
On s’en va riant
Et vive la vie
Ses bonheurs fragiles
Nourrir ses envies
D’un esprit agile

L’homme aimant

L’homme aimant

Je suis comme un aimant, j’ai deux polarités
Attirant par moment, repoussant juste après
Comme une folle boussole, mon Nord change à loisir
Pas même une camisole, forcerait à choisir

Ou l’on m’aime ou l’on me déteste
C’est ce que ressentent les gens
Avec moi pas de petits gestes
C’est ou bien tout noir ou tout blanc

Imprévisible
Manichéen
Incompatible
Sûr et certain!

Je sais pourtant être pragmatique
Je vois les nuances de gris
Ni déprimé, ni extatique
Engendrant souvent le mépris

Adepte du compromis, je sais garder ma place
Et si mon Nord me fuis, alors je me déplace
Toujours en mouvement comme l’aiguille affolée
Vivre le moment présent en toute liberté

Si vous semblez attirés
Ne posez pas de questions
C’est ainsi que je suis fait
Ressentez vos émotions

Qui sait peut être
Demain venant
De tout mon être
Vous éloignant

Nous aurons j’en ai peur
Pour notre plus grand malheur
Perdus une occasion
Pour quelle conclusion?

Je suis comme un aimant, j’ai deux polarités
Et je vis ça très bien merci de demander
La vie serait trop triste si on devait toujours
Suivre un chemin unique, je vis au jour le jour…

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Elles viennent

Elles viennent lentement sur le bord
Lécher de leur salive humide
Sans répit encore et encore
Les corps des étranges sylphides

Caressant dans leur mouvement
La peau légère qui se recouvre
De frissons lents et pénétrants
Alors que leurs portes s’entrouvrent

Des baisers salés sans répit
Allant et venant en cadence
Dans un mouvement infini
Apogée comme une délivrance

Se faisant par moment mordantes
Déclenchant des cris de surprise
Laissant leurs victimes souriantes
Couverte de leur écume exquise

Elles deviennent parfois sauvages
Comme furies hurlant la vie
S’engouffrant à chaque passage
Avec de plus en plus d’envie

Quand le calme enfin les apaise
Mollement elles viennent mourir
Reposant enfin à leur aise
Comme saturée de plaisir

Leur écume comme une dentelle
Vient couvrir leurs crêtes bleutées
Qui sous le soleil étincelle
Les vagues sont d’une telle beauté

Ecrits vains

Quand je pense littérature
Je vois de grandes aventures
Des histoires qui m’ont inspiré
Des mondes où je fus aspiré

Grâce aux auteurs qui ont permis
Des heures de voyage en esprit
Et dont on oublie bien souvent
Qu’ils envoutent nos sentiments

Les mots qui décrivent un corps
On sent la plume glisser vers l’aine
Au bas du dos dans le rein beau
Là où se lovent les trésors

Viennent les descriptions exotiques
Et l’on se dit c’est beau de l’air
Sous lequel s’étale un pré vert
Quand les nuages voguent faméliques

Ils enrichissent notre essence
S’entortillant ils sont mots lierres
Nous entrainant vers la mue c’est
Un changement profond, intense

Rien ne se perd tout se transforme
Si l’on observe les mots passants
Drapés de nos reliquats mues
Chatoyantes couleurs multiformes

Inutile de se protéger
Contre eux on serait mal armé
Parce que les mots sont la vie en
Nous et qu’ils nous font vibrer

Savoir remercier les auteurs
M’ayant mené vers les hauteurs
Je suis et je reste à jamais
Un lecteur plus que passionné

Entravée

Encorde moi fait moi sentir le goût du souffre
Sur la peau nue la corde taille son chemin
Dans les abîmes de mon esprit au fond du gouffre
Perle les gouttes de cette vie couleur carmin

Encore des mois et le temps passe en solitude
Dans les filets des heures impossibles à rêver
Le corps se plie et se fond dans une habitude
L’esprit se lasse à se laisser abandonner

En corps de moi de ces frissons contre la peau
De cette corde qui vient brûler mes certitudes
Lorsque se dresse dans les veines le drapeau
Devenir proie de ces troublantes servitudes

Encore d’émoi vient se noyer tout mon esprit
Brûlant au cœur comme la corde m’entaillant
De ses plaisirs savoureux que je sais proscrit
Inaccessibles à un être trop bien pensant

Encore de moi envie de me donner entière
Entravée par les liens dont je suis attachée
Vouloir que ce don soit réponse à ma prière
Que l’offrande de mon essence en soit sublimée

En corps d’émoi quand tes doigts viennent détacher
Me libérant mais me gardant ta prisonnière
Et la brûlure de tes baisers vient enflammer
Mon corps sans entrave et mon esprit sans barrière

Solitude

Solitude quand la nuit de sa chape de plomb
Vient couvrir tout le bruit que tu caches en ton nom
Rugissement des autres, fureurs de ces gens là
Qui ne sont qu’entourage, que décor dans tes bras
Solitude tu résonnes comme un cri dans la nuit
Tu m’habites et m’étonnes, parfois tu me meurtris
Le temps passe et pourtant tu n’es pas plus légère
Tu es à mes côtés, criant comme une mégère

Je te ressens si fort, que parfois je m’enfuis
Dans les recoins encore que tu n’as pas conquis
Au fond de mon esprit, là où dormes mes rêves
Là où je sais qu’enfin, je trouverais la trêve
Alors dans le silence de tes mugissements
Je me cacherais là, pris d’un rire dément
Tu ne me fais plus peur, je te connais trop bien
Tu es là à chaque heure, du soir jusqu’au matin

Mon âme est bien trop morne, comme la lune blafarde
Aucune lumière n’écorne, les formes que je regarde
Dans mon cœur je me noie, m’apitoie sur mon être
De mes rêves me déçois m’abreuvant de peut être
Je suis imaginaire, me heurtant à la vie
Mais je ne suis pas fou, et je sais que même si
Mes rêves sont très beaux, qu’ils sont plein d’autres âmes
La vérité bien triste, cache un bien plus grand drame

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