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L’âme féminine

Si l’âme d’une femme pouvait être cachée
Ce serait par des voiles diaphanes et légers
Et nous n’aurions le droit pour pouvoir les charmer
Seulement qu’un par un, à les lui retirer

Il nous faudrait du temps, de la persévérance
Pour accéder enfin, après bien des errances
A son âme fragile, au sein du sein voulu
A cet espace intime à ce fruit défendu

Alors et seulement nous saurions la valeur
Que cet objet fragile comme le pistil d’une fleur
Possède et nous aurions du moins dans l’idéal
Toutes les attentions, pour ne pas faire du mal
Et pour ne pas risquer par nos manières brutales
De meurtrir violemment et pour l’éternité
L’objet que nous voulions seulement admirer
Aimer ou bien chérir, à nos manières de males

Mais au lieu  de cela l’âme est en liberté
La femme ne sait pas comment la protéger
Et l’éternel primate qui porte le nom d’homme
Au lieu de lui construire un abri fait de chaume
Se contente sans arrêt, de manière soutenue
De la meurtrir encore chaque jour un peu plus

Et l’âme si fragile finie par se briser
Tout comme la femme qui perd avec sa volonté
Et l’homme ce vainqueur qui croyait tout gagner
Se lamente et il pleure de n’avoir su garder
Cette flamme fragile et intense allumée
Tout comme l’amour dont il pensait bien se passer
Et comme juste retour, il passera tout son temps
A chercher comment faire pour lui redonner vie
Modelant de ses mains comme il la voudrait lui
Perdant toute énergie et force doucement
Il comprendra trop tard que lui seul responsable
A détruit à jamais cette âme malléable

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La femme cette fleur

Il n’est de fleur plus délicate
Ni plus fragile au demeurant
Qu’on l’appelle Vénus ou Hécate
Elle insuffle à tous ses amants
Les plus fébriles des pensées
Les accès de frissons exquis
Par sa douceur ou sa beauté
Sa fougue et sa force de vie

Ses pétales aux formes diverses
Aux milles senteurs enivrantes
Quand sur elle la rosée déverse
En gouttelettes éclatantes
La multitude de ses envies
Des désirs qu’elle vient à sentir
Exploser comme bulle de folie
Qui sur sa peau vient parcourir

Les tracés des courbes lascives
De son corps tremblant et offert
Quand le regard des autres ne prive
Ce qu’on nommerait un enfer
De volupté et de délices
De cette fleur si vénéneuse
Qui maitrise les moindres malices
Affutées d’une âme audacieuse

Elle est déesse comme démone
Angélique ou bien ombrageuse
Ses colères si elle se donne
Sont aussi douces qu’elles sont précieuses
Mais gare à celui qui ne peut
La faire éclore en son jardin
Car c’est par des sillons de feu
Qu’elle se venge du malandrin

Qui la fait souffrir ou faner
Car jamais cette fleur ne laisse
Celui qui faute à peu l’aimer
Et qui trop souvent la délaisse
C’est cette fleur qui nous anime
Et qui nous offre chaque jour
Le bonheur quand elle est sublime
Des soins qui la comblent d’amour

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Se laisser à l’abandon

Elle a tant attendu, ce beau prince charmant
Tout espéré déjà, imaginé les contes
Que l’on raconte le soir alors qu’en s’endormant
La petite fille se crée dans ce qu’on lui raconte

Tant de fois elle a cru qu’elle l’avait rencontré
Parfois de tout son être emplie de certitude
Pour finalement se dire qu’elle avait échoué
Quand le retour sur terre se faisait bien trop rude

Mais aujourd’hui enfin elle sait au fond du cœur
Que le prince charmant n’existe que dans les rêves
Mais qu’en chacun des hommes qui peuple son bonheur
Elle peut le retrouver par petites touches brèves

Elle n’a plus l’illusion d’un prince qui viendrait
Cueillir sur son cheval la fleur de son essence
Mais elle veut profiter des jours et des années
Où certains vont venir lui attiser les sens

Dans la lumière chaude de la fin de journée
Ayant choisie pour lui une lingerie fine
Elle se fait désirable, elle se fait désirer
Elle se fait ondulante, féminine et mutine

Prenant son éventail elle fait danser le vent
Dérangeant ses cheveux très sensuellement
Elle cache ses délices alors que s’effeuillant
Pour le regard gourmand de son prince charmant

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Viens avec moi

Viens donne moi la main,
Demain sera un jour nouveau
L’occasion jamais ne revient
De vivre des instants si beaux

Je ne voudrais pas ce matin
Partir sans regard en arrière
Ton odeur encore sur mes mains
Ta chaleur encore sur mes lèvres

Viens accroche toi à mon cou
Et laisse toi rejoindre le ciel
Là haut le monde parait si fou
Nous serons bien loin de son fiel

Regarde comme la terre est jolie
On pourrait presque imaginer
Qu’elle tournera à l’infinie
Mais tu le sais ça n’est pas vrai

Viens avec moi que l’on s’éloigne
De cette folie sortie de l’homme
Avant qu’elle vienne et nous gagne
S’ajouter nous deux à la somme

De l’humanité toute entière
Qui a perdu ses vraies valeurs
L’amour, la vie sur notre terre
Vendus aux marchands de malheur

Depuis des siècles on te fait croire
Que la vie c’est comme dans les livres
Un mari, des gosses et avoir
L’argent pour acheter des vivres

Mais la vie c’est plus compliqué
Et ton cœur te l’as déjà dit
Tu n’es pas faite pour n’aimer
Qu’un seul homme dans toute une vie

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La vague de l’inspiration

Muse et musique, sensuelle et lyrique
Dans la chaude passion elle nous rend amnésique
L’inspiration qui vient, qui s’engouffre en nos âmes
Laisse par son reflux, un désert plein de larmes
Constructrice au départ, elle nous aide à bâtir
Mais au moindre retard, il faudra reconstruire
Tout ce qu’elle détruira, sans aucune raison
Car c’est comme ça que marche la folle inspiration

Viendra une autre vague qui recommencera
Chaque fois dans un mouvement, une continuité
De nouveau sous le joug, avec force elle sera
La source de tous les mots, de toutes les beautés
Comme la lune sous le ciel, elle éclaire oh magie
Les mots qui se répandent sur la feuille blanchie
Qui viennent former les vers se posant seuls ou presque
Que l’on regarde de loin magnifiques arabesques

S’en nourrir jusqu’à ce que le corps en soit repu
Jusqu’à ce que l’âme aussi, elle n’en puisse plus
Que submergé par tant de force et de violence
Nous soyons inconscients de la divine chance
De connaitre ce flot, cet entrain merveilleux
Puis lorsqu’il partira, ne laissant dans nos yeux
Que les larmes qui coulent d’avoir tant eu de perte
Que les mots se retirent plus rien n’est à la fête

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Burlesque

Femme de spectacle, de cabaret
Femme d’apparat et de ballet
Toutes les nuits sur cette scène
Pour mes clients je me démène
Attention il est interdit
D’approcher de moi c’est écrit
On touche du regard seulement
Mais ça on le peut entièrement

Derrière les voiles sur ma peau
Que je quitte comme des oripeaux
Faisant durer cet effeuillage
Parfois coquine et parfois sage
Je prends mon temps avec passion
Je fais monter l’excitation
Je veux voir dans vos yeux brûlants
L’envie de mon corps ondulant

Regardez-moi, je me caresse
Mes mains qui glissent sur mes fesses
Vous ne pouvez qu’imaginer
Ma peau est si douce au toucher
Je quitte mes bas en douceur
Je veux instaurer la chaleur
Dans vos bas ventres, chers messieurs
Je veux vous en mettre plein les yeux

La musique se fait sensuelle
Ma nudité n’est que partielle
Pourtant certains n’en peuvent plus
Ils ne verront pas mon corps nu
Impossible pour eux de tenir
La force trop violente du plaisir
Sourire accroché à mes lèvres
Vos corps enfiévrés de vos rêves

Ce soir encore j’ai réussie
Ce désir en vous qui a pris
Satisfaite je pars en coulisse
Un peignoir d’une soie si lisse
Vient couvrir mon corps dénudé
Préserver ma timidité
Je suis terriblement pudique
Chaque soir je sens la panique

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Piste de danse

Enivrée, enivrante sur la piste de danse
Sous les spots anarchiques lascive elle se déhanche
Dans les lumières crues ses blessures elle panse
Se sentant désirée par des regards qui flanchent

Elle ondule sur le son, souriant de plaisir
Son corps est un appel mais son esprit lucide
Simplement elle voudrait en elle ressentir
L’affolement qu’elle déclenche et qui la rende humide

Elle repousse gentiment ceux qui ne savent plus
Pris par l’ivresse comment séduire avec douceur
Pour d’autres elle voudrait bien se mettre un peu à nue
Se frottant à leur corps en quête de chaleur

Un peu d’elle parfois s’envole dans le bruit
Des soupirs quand s’enfuit les corps qu’elle désire
Elle est telle une mangue, juteuse comme le fruit
Voulant qu’on la regarde et peut être l’admire

Et la nuit palpitante laisse la place au jour
Des couples sont partis dans la chaude soirée
Elle toujours sensuelle ne voit que des vautours
Qui ne voit que son corps et se sentent envoutés

Son envie de séduire ne peut se satisfaire
De ces hommes avinés qui n’imaginent pas
Que son seul désir est de voir qu’elle peut plaire
Et surtout de gagner une confiance en soi

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Nature

L’or des feuilles qui tombent à l’aube de l’hiver

Une nature qui commence à perdre tout son vert

Et le cœur de la vie qui ralenti son rythme

Pour sombrer d’un sommeil en attendant que l’hymne

Du renouveau explose dans un flot de couleurs

Ramenant avec lui toutes sortes de bonheurs

 

En attendant ce jour, la tristesse s’empare

Annonçant par la même l’heure du grand départ

De ces derniers beaux jours, qui s’échappent doucement

Et qui vont laisser place à de tristes moments

Vient là hiver de froid, de silence et de deuil

Je n’ai plus peur de toi, je t’attends sur le seuil

Je ne suis plus l’enfant qui pleurait de te voir

Je te connais maintenant, ça tu peux bien me croire

 

Je sais que de ta main tu endors et tu tues

Mais je sais que demain, sous la lumière crue

Quand viendra l’aube encore d’une saison de promesses

La vie s’en reviendra dans une immense liesse

Nous sommes un peu nous-même petit monde intérieur

Possédant nos saisons, et nos diverses humeurs

Lorsqu’arrive l’hiver il ne faut pas pleurer

Car si une chose est sure si on peut le parier

C’est qu’après tout hiver, le printemps de ses cendres

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Les mots sont mes compagnons

Les mots sont mes compagnons
Ils sont la source de mes frissons
Ils sont la force de mes passions
Ils sont mon essence ma potion

Qu’ils soient gourmands ou bien coquin
Polissons, tendres ou enfantins
Ils portent en eux comme un écrin
Les sentiments les plus certains

Ils nous transportent nous font rêver
Ils sont ciment de nos palais
L’essence de nos âmes tourmentées
Notre univers particulier

Pour chaque mot chacun de nous
Comme on le ferait d’un bijou
Le protège de tous ces voyous
N’y voit jamais un seul tabou

Car les mots offrent tant de plaisir
Ils sont aussi source de  désir
D’eux l’on peut faire parfois jaillir
Une force telle, qu’on veut offrir

Moi j’aime les mots ils m’accompagnent
Ils sont mes plus douces compagnes
Comme les bulles du champagne
Ils sont ma force et ils me soignent

Ils sont mon phare quand la nuit tombe
Parfois ils font l’effet d’une bombe
Mais avec eux point d’hécatombe
Ils donnent la paix douces colombes

Quant à la sensualité
La douceur des mots comme baisers
Ils se partagent intimité
Dans des moments tendres et feutrés

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Feministude

Sur ses talons aiguille elle semble dominer
Les passants qui l’entourent et viennent la croiser
Ses jambes galbées sont mises dans un écrin de noir
Et sa démarche sûre résonne quand tombe le soir
Elle traverse la ville, faisant fi des regards
Combien de fois déjà elle a piqué un fard
Quand elle se fait siffler ou bien même accoster
Par des hommes sans gêne qui cherchent à la toucher

Ses jupes sont étroites, mais jamais échancrées
Ses mains parfois se trouvent élégamment gantées
Elle est comme l’archétype de la féminité
Et pour certains elle est une proie désignée
Combien de fois déjà dans les rues silencieuses
Pour défendre son corps de menaces sérieuses
S’est elle sentie forcée de mettre en pratique
Ses talents pour que cesse tentatives impudiques

Un sifflet dans son dos, elle ne se retourne pas
Tant de fois on l’insulte, l’attire vers le bas
Elle marche le dos droit, et la tête levée
Fière de son corps exquis et finement ondulé
Que lui reproche-t-on d’être simplement femme
Est ce bien reprochable? Non et c’est là le drame
Mais le monde a changé, et les instincts primaires
Semblent être chaque jour un peu moins secondaires

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