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Charles Haquet – Crime au kabuki

 
Alors qu’une représentation de Kabuki a lieu au Théâtre de Nakajima de Tokyo, un jeune acteur très prometteur disparait dans de biens étranges circonstances, qu’a t’il bien pu arriver à Yoshiro, est ce une fuite ou bien un enlèvement, aucune piste n’est à écarter tant la disparition est étonnante.

A son insu, le samurai Tosode désormais devenu vagabond par la force des choses va se retrouver mêlé malgré lui à cette étrange affaire et il va devoir mener l’enquête sur les trames tissées dans les coulisses du théâtre, il va faire la connaissance d’un journaliste ambitieux et d’une séduisante vendeuse de cerf volants qui partageront avec lui une aventure dans un japon en pleine mutation qui entre à pleine vitesse dans l’ère moderne tournant définitivement le dos à ses traditions ancestrales.

 

Deuxième volet des aventures du samurai Tosode, ce « Crime au Kabuki » peut se lire sans avoir lu le premier (vu que je ne l’avais pas sous la main), concernant l’intrigue, elle est alambiquée, mais pas inintéressante, le fil conducteur est ténu mais il devient évident à l’éclairage du dénouement, et on ne peut pas dire qu’il soit décevant.

L’histoire n’est pas très mouvementée mais après tout est ce vraiment nécessaire à une enquête policière? On a par moment l’impression d’être face à un Cadfael japonais, ce qui n’est pas désagréable, bien que Tosode soit un rustre violent et particulièrement malchanceux, disons plutôt qu’il n’a pas de chance dans ce qu’il entreprend.

Le décor est relativement bien planté, on a vraiment l’impression d’être dans ce japon de fin du 19ème siècle, que ce soit les lieux qui ont une âme et une couleur toute particulière, l’ambiance générale d’un Japon au prise avec son évolution et ses conflits culturels, aux personnages tous plus typiques et particuliers, il est à noter d’ailleurs que l’auteur semble prendre un plaisir tout particulier à nous décrire et nous faire partager des personnages secondaires haut en couleurs.

 

Mais il y a un mais à cette critique, j’ai mis beaucoup de temps à rentrer dans le roman, je dois avouer que j’ai même failli abandonner à plusieurs moments, en effet on a parfois l’impression de s’enliser, de ne pas savoir où l’on va, de ne plus savoir qui est le personnage central du récit, d’ailleurs si vous le lisez après avoir lu les lignes d’accroches que je vous ai faites vous serez surement pourtant très surpris de la manière dont va être posée l’histoire et comment elle va réellement commencer.

Car en fait l’histoire prend du temps pour nous décrire ce Japon ancestral, pour nous faire partager ses us et ses coutumes, ses loisirs, ses métiers, ses spécificités. On sent que l’auteur à une maitrise de cette période historique et de ces lieux assez impressionnante, mais justement l’abondance de détails et de pages qui ne servent qu’à nous plonger dans l’ambiance m’ont fait décrocher justement tout au contraire.

D’autant plus que surement pour des histoires d’immersion, l’auteur ne cesse d’employer des termes en Japonais qui sont écrits en italique dans le texte et qui renvoient à un lexique en fin d’ouvrage, ce qui a le don de couper totalement le rythme de l’ouvrage, d’autant plus qu’ils sont particulièrement nombreux et que je dois bien le dire je n’arrivais pas à me rappeler de certains me forçant à retourner chercher les définitions dans un va et vient particulièrement désagréable.

Je sais que certains auteurs aiment plutôt mettre des notes de pied de page, pour le coup c’est tout de même moins indigeste, bien que l’on ne puisse pas se permettre de répéter plusieurs fois la même définition, ce que permet de fait un lexique…

C’est dommage et dommageable surtout que pour le reste comme je l’indiquais, l’enquête n’est pas trop mal, elle se promène dans divers milieux très typiques, dont je ne vous ferais pas le détail pour ne pas vous gâcher le plaisir, nous faisant partager un pays dans lequel les castes et les rangs disparaissent pour laisser la place à de nouvelles castes et de nouveaux rangs tout aussi inégaux que les précédents.

 

Si ce n’était cette manie du détail, et surtout cette incroyable envie de faire partager un savoir que je crois encyclopédique, au détriment de l’histoire elle même et de ce qui fait l’intrigue, je pense que j’aurais conseillé ce livre à tous ceux qui aiment les polars sans prétention.

Mais pour le coup il va falloir aussi que vous aimiez cette période, ce lieu géographique et que vous ne soyez pas rebutés à l’idée de devoir parfois interrompre votre lecture pour bien cerner ce que l’auteur vous décrit ou vous explique.

Un roman pas désagréable mais à réserver à un public averti et friand véritablement de ce contexte géographique et historique.

 

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