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La malédiction de Nishram – Episode 16

L’embuscade au pied des montagnes

Loart ne cessait de sortir de sa tente pour se rendre à celle du shaman et voir si son état s’améliorait, maudit humain pensait il, sa seule force magique était désormais allongée sur une couverture et son état actuel le mettait plus proche d’un état de débilité profonde que de celle d’un magicien en pleine possession de ses moyens. Comment pouvait-il trouver une solution, et ces racailles humaines qui l’accompagnait et qui restaient à l’écart du campement.
A cet instant il eu une idée, sortant comme une furie de la tente il heurta un jeune orque qui amenait un peu d’eau chaude et un chiffon mouillé pour soulager le shaman, le renversant tant et si bien que l’eau se déversa sur lui et qu’il se retrouva avec le linge sur la tête sans bien comprendre ce qui venait de lui arriver.

Loart s’approcha du campement dissident, saluant deux hommes en armes que les humains avaient postés espérant probablement qu’ils effraieraient les peaux vertes et les empêcheraient de venir les massacrer si l’envie leur en prenait. La plupart des humains étaient encore debout autour d’un feu central assez conséquent, hommes et femmes regardèrent approcher l’orque apeurés.

– Vous n’êtes pas sans savoir que notre shaman a subit un sortilège et qu’il est actuellement dans un état très grave. C’est pourquoi nous nous sommes arrêtés ici afin de voir ce qu’il était possible de faire. Je voulais savoir si dans la masse d’incapables que vous représentez il n’y aurait pas un ou plusieurs pratiquants de la magie qui pourraient peut être soigner ou aider à faire reprendre ses capacités à notre shaman ?
– Moi je peux vous aider, mais vous ne m’avez rien demandé…

Une jeune femme au regard plein de défi et qui ne semblait nullement impressionnée ou effrayée par l’orque se leva. Elle portait une tunique sombre faites dans ce qui semblait être un riche velours travaillé sur lequel d’innombrables fils d’or, formaient des entrelacs et des symboles dont l’orque ignorait toute signification, mais ce qu’il savait c’est qu’en effet cette jeune femme semblait ressembler à l’idée qu’il se faisait des magiciens humains, les autres personnes réunis autour du feu de camp tournèrent la tête vers les flammes comme si elles avaient le pouvoir de faire tourner les talons à l’orque et de le faire retourner dans sa partie du camp.

– Venez avec moi, Orgul semble bien mal en point et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps ici pendant que Gerrit et sa troupe avancent en direction des montagnes. Avancez en direction de la tente pourpre située près du feu, je vais venir vous y rejoindre dans quelques minutes.
– Bien Monsieur, il sera fait selon vos ordres. La jeune femme fit une révérence obséquieuse à l’orque ses lèvres légèrement recourbées en un sourire d’ironie et de mépris, puis elle prit la direction indiquée par l’orque dans l’autre partie du campement.

L’orque se retourna vers le feu, et certains des hommes réunis qui l’avaient encore dans leur champ de vision retinrent leur souffle. L’impressionnante masse de l’orque en imposait déjà quand en plus on rajoutait sa cruauté et sa totale absence de remords on avait vite fait de se méfier de ses réactions rapides et souvent expéditives. Le silence qui n’était habité que par le crépitement des flammes qui léchaient les branches à la lueur de la lune semblait faire peser sur la scène un poids supplémentaire attendant un dénouement proportionnellement inverse en bruit et fureur.

– Où se trouve Kardini ! J’ai une mission urgente à lui confier et je n’arrive pas à le trouver. Faites le moi chercher immédiatement.
– Je vais le chercher tout de suite seigneur Loart.

Un homme fluet se leva d’un bond de sa place auprès du feu et parti d’un pas empressé en direction des tentes les plus reculés jetant des regards apeurés en arrière en direction de l’orque s’attendant à chaque seconde à ce qu’il ne se mette à décapiter ou à trucider ses compagnons. Lorsqu’il fut hors de vue de l’orque, il ralentit la cadence, cherchant des yeux si il pouvait trouver le dénommé Kardini, un bien étrange personnage qu’il n’avait jamais vu avant le départ d’Horalie mais dont il avait déjà bien souvent entendu parler, il n’était d’ailleurs pas spécialement rassuré d’être dans cette partie du campement à sa recherche dans la pénombre entouré de tous ces recoins sombres, mais il préférait encore affronter ses peurs que l’orque qui devait probablement être fou de rage.
Il n’entendit rien, mais lorsqu’il leva les yeux du sol qu’il regardait pour ne pas risquer de trébucher il sut que l’homme qu’il cherchait se trouvait dans les parages, une odeur étrange accompagnait cet homme qui semblait tellement furtif que parfois il s’était demandé si ce n’était pas une illusion plus qu’un être humain.

– Kardini ? Est ce vous ? S’il vous plait, Loart cherche après vous pourriez vous venir auprès du feu ?

Une voix qu’on aurait dite sorti d’une tombe résonna comme si il était entouré de plusieurs personnes parlant en même temps, le frisson de terreur qui le parcourut lui fit hérisser les poils de tout le corps, et ses dents se mirent à claquer à son insu.

– Va dire à Loart que je le retrouverais devant la tente de son shaman quand il me plaira, et que pour le moment il ne me plait pas, et surtout dis lui que ça ne sert à rien de me chercher car il n’est pas capable de me trouver si je ne le veux pas. Dis lui enfin…
– Qu’il me dise quoi ? Espèce de sale petit égocentrique ? Tu ne crois pas que tu as surestimé tes capacités peut être ? J’ai enfin une mission pour toi, et je dois reconnaître que tu es le seul à pouvoir la mener à bien, je désire que tu prennes la route tout de suite pour rattraper Gerrit et son groupe avant qu’ils ne commencent à gravir les montagnes puisque je ne sais pas pour combien de temps Orgul sera couché en train de se battre contre le sort qu’il a reçu et que je ne veux pas qu’ils prennent une trop grande avance.
– Et qu’est ce qui te fait croire que je vais accepter de faire ça pour toi ?
– Parce que notre commanditaire t’a demandé de travailler pour moi sans poser de questions et que je ne pense pas que tu veuilles lui désobéir est ce que je me trompe Kardini ?

La voix sépulcrale émit un simple acquiescement presque inaudible. Le froid qui régnait depuis quelques minutes semblait ne pas vouloir quitter cette partie du campement, et l’homme qui était venu depuis le feu de camp trouvait que l’ambiance était pesante et étouffante. Se fondant dans les ombres alentours il entreprit de laisser les deux autres régler leur différent et d’un pas rapide il quitta l’endroit pour retourner vers la chaleur du feu de camp et la chaleur humaine des autres membres de leur équipé.

– Loart lorsque notre mission sera terminée surveille tes arrières, je ne serais pas étonné qu’un jour tu te retrouves avec un couteau planté entre les omoplates. Combien me donnes-tu d’hommes pour m’accompagner dans cette mission ?
– Voyons un novice de Lombra comme toi ne devrait avoir besoin de personne pour l’accompagner n’est ce pas ?

L’orque découvrit un sourire narquois aux dents exagérément pointues et brillantes dans la noirceur ambiante. Se tournant dans la direction où se trouvait l’homme qui paraissait invisible, la lune se reflétant dans ses yeux injectés de sang il lui indiqua par ce geste qu’il savait exactement où il se trouvait et qu’il ne le craignait absolument pas. Malgré son statu, son expérience et ses compétences, l’homme ne pu réprimer des frissons qui descendirent de sa nuque le long de sa colonne vertébrale et qui l’incommodèrent.

– Va petit homme prend autant d’humains qu’il te plaira de toute façon ils ne font que me ralentir et lorsque nous aurons atteint les montagnes nous n’aurons probablement plus besoin de tous ceux que mon commanditaire m’a demandé d’emmener, d’ailleurs tu ne me feras pas sortir de l’idée que tous les pétochards dans le genre de celui qui m’a mené ici ont été liés à cette mission dans le seul but de nettoyer un peu Horalie de toute cette engeance. La seule que tu ne pourras pas emmener c’est la magicienne qui est actuellement au chevet d’Orgul ou qui ne devrait pas tarder à l’être, elle aura besoin d’être présente ici plusieurs heures j’imagine et je souhaite que tu partes préparer cette embuscade dans les plus brefs délais, d’ailleurs maintenant serait idéal… Tu as carte blanche sur l’équipement, les hommes et les montures.
– Merci  Loart, je prendrais 5 hommes avec moi comme tu le dis je prendrais cette chair à canon tout juste bonne à se faire tailler en pièce par ceux que nous poursuivons, ils me seront utiles pour monter mon embuscade et pour accomplir ma mission.
– Kardini ne t’y trompe pas, je ne te demande pas de tuer Gerrit et ses hommes, je pense que tu n’en serais pas capable seul, même accompagné de 5 hommes, voir de tout le campement, tu ne le connais pas et tu ne sais pas de quoi il est capable… Non par contre je veux que tu fasses tout ton possible pour les ralentir, les retarder, afin que nous puissions rattraper notre retard et leur tomber dessus dans les montagnes, est ce que tu as bien compris ? Et de grâce évite de te faire tuer tu es d’une grande utilité, et je dois reconnaître qu’aucun de mes hommes ne peut rivaliser avec tes talents, alors fait en sorte de ne pas mourir ou je peux t’assurer que je demanderais à Orgul de te ressusciter pour avoir le plaisir de te tuer de mes propres mains. As-tu bien compris ?
– Oui Loart, ne t’en fais pas je ne suis pas suicidaire, mais si je peux en tuer quelques uns, je ne leur ferais pas de cadeau.
– Dernier détail et d’importance, notre commanditaire souhaite que les trois vierges arrivent à destination, ne me demande pas pourquoi. Toujours est-il que tu ne dois sous aucun prétexte en tuer une ou en laisser tuer une.

Tournant les talons et n’attendant pas la réponse de l’humain, l’orque retraversa le campement aussi rapidement qu’il l’avait fait quelques minutes auparavant, s’arrêtant près de la jeune femme qui attendait devant la tente du shaman.

– Je veux que tu fasses ton possible pour l’aider à se soigner, je ne doute pas une seconde qu’il soit en train de le faire, mais j’ai peur que ça ne prenne trop longtemps. Dis moi ce que tu peux faire et dans combien de temps il sera à nouveau apte à chevaucher.
– Bien seigneur Loart, qu’il en soit ainsi. La jeune femme fit une rapide révérence et se faufila sous la toile de tente, regardant l’orque allongé face à elle et semblant en proie à des visions et des douleurs qui le faisaient tressauter sur la couverture sur laquelle il reposait.
– Medicanalys entonna la jeune femme en faisant passer ses mains au dessus du corps allongé, et les passant et les repassant comme si elle enduisait le corps d’un quelconque liquide. La peau du shaman se mit à briller lentement, des volutes carmin s’en échappant comme si son corps était en fusion et que la vapeur dégagée par la chaleur sortait par tous les pores de sa peau.

Quelques secondes après, la jeune femme ressortait de la tente, en sueur, elle s’appuya sur l’un des piquets en bois qui maintenant la toile tendue et debout. Relevant une manche de sa robe, elle épongea son front regardant l’orque qui attendait qu’elle lui donne son rapport.

– Alors femme qu’en est il !
– Et bien Orgul a de la chance d’être encore en vie, disons qu’il a de la chance de ne pas être mort plutôt, parce qu’il ne s’en est fallu que de vraiment très peu, il va devoir subir au moins un sort de soin par heure et une potion toutes les demi-heures et ceci jusqu’au lever du soleil si il veut au moins tenir à cheval suffisamment bien pour que nous ne soyons pas trop ralentis. Par contre il va se poser un problème, en effet nous allons presque passer un tiers de nos réserves de potions pour le soigner et
– Suffit femme, il n’est pas question de rogner sur les soins à lui apporter, nous prendrons ce qui sera nécessaire à sa totale rémission ! Je t’ordonne de faire le nécessaire afin de commencer les soins tout de suite !
– Je ne vous ai pas attendu et il a déjà reçu une potion et le premier sort, mais je vais devoir me reposer un peu si vous pouviez lui administrer la potion suivante.
– Je le ferais comme tu le désires.

Loart entendit les bruits des sabots de Kardini et de ses hommes, il entendit siffler un objet dans sa direction et ses réflexes lui permirent de l’attraper en vol avant qu’il ne le touche.
Il porta ses yeux sur l’objet et reconnaissant l’un des poignards de Kardini il fit un rictus à mi  chemin entre le sourire crispé et l’énervement face à l’insubordination de cet homme, il faudrait qu’il s’en débarrasse avant la fin de la mission d’une manière ou d’un autre si il voulait avoir l’esprit plus tranquille.

Kardini chevaucha avec ses hommes pendant près de deux jours en droite ligne tentant de se couvrir aux regards de ceux qui pourraient les croiser, son statut de Novice lui accordait des pouvoir lui venant de sa déesse, et durant toute leur équipée il ne cessa de faire appel à ceux ci afin de se rendre invisible ou difficilement remarquable. Lors de la première journée il aperçu plus loin sur la plaine une colonne de chevaux qui n’allaient pas aussi vite qu’eux et qui faisait virevolter un nuage de poussière dans leur sillage les rendant visible de loin. Kardini au vu du nombre de cavaliers était sur que c’était Gerrit et ses hommes et il fit accélérer ses propres compagnons afin de semer ces chevaux pour arriver aux montagnes le plus rapidement possible. La seconde journée ne leur apporta que lassitude et fatigue alors que s’étalait sous les pas de leurs chevaux la plaine morne et répétitive, seul la montagne qui se rapprochait et qui remplissait désormais totalement leur champ de vision leur permettait de se rendre compte de l’avancée de leurs montures et les rassurait qu’ils n’étaient pas prisonnier d’un instant en suspens dans le temps qui se répétait inlassablement. Alors qu’ils approchaient de la montagne il cru voir une forme gigantesque voler au dessus de la chaine montagneuse, mais la fatigue de leur chevauchée quasi-ininterrompue lui paru une explication plus plausible étant donné qu’il n’avait jamais entendu parler d’un dragon ou d’une bête dans le genre qui vivrait sous cette chaine de montagnes.
Il dirigea ses hommes en direction de la naissance de la piste qui était la seule à permettre la traversée de ces reliefs en direction de la destination de la caravane de Gerrit.
Utilisant ses pouvoirs il parvint à dissimuler toutes les traces de leur passage à mesure qu’ils avançaient sur la piste en direction d’un endroit propice à monter l’embuscade qu’ils devaient faire, après deux heures de cheminement sur les lacets du sentier escarpé, ils arrivèrent devant un terrain accidenté aux multiples cachettes et aux possibilités importantes. Mettant pieds à terre il ramassa une petite branche et commença à tracer dans la poussière du chemin le décor qui les entourait afin de mettre sur pieds un plan avec ceux qui l’accompagnaient.

Si tout se passait comme il l’imaginait déjà Gerrit risquait de subir de lourdes pertes dans un tel lieu…

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