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La malédiction de Nishram – Episode 18

Retour au campement

Après avoir chevauché le plus rapidement possible sans pour autant risquer que Gerrit ne tombe de selle, Ayïuel arriva au campement, une ambiance morose régnait à l’opposé de tout ce qu’il avait l’habitude de voir avec la petite troupe. L’une des prêtresses était attachée et bâillonnée, assise dans l’ombre du feu, et le Dunrad était debout face à elle, la hache entre les mains et le regard mauvais de ceux qui ne veulent pas qu’on les contrarie.
Arrivé à portée de voix Ayïuel appela son frère, lui demanda d’étendre une couverture au sol et de préparer quelques potions de soin, l’incompréhension se lu sur les visages des membres du groupe qui comprirent à la position que Gerrit tenait sur le cheval que quelque chose clochait. Dunrad prompt à réagir se précipita et passant à côté des chevaux parti en direction du chemin.

– Et ils sont combien Ayïuel ? Ils vous suivent ? Ils sont à cheval ou à pieds ?
– Personne ne nous suit Dunrad, vient plutôt m’aider à lui apporter des soins, je te raconterais tout après.

Le nain presque déçu de ne pas pouvoir en découdre haussa les épaules, balança sa hache sur son épaule gauche et revint en trottinant rapidement vers le campement.
Illuël avait étendu une couverture près du cheval de Gerrit, Ayïuel venait de détacher ses mains pour le faire descendre mais Gerrit semblait avoir perdu conscience. Le tenant pour éviter qu’il ne fasse une mauvaise chute il tentait de se dépêtrer de ce corps trop grand et trop lourd pour lui. Kilsham le voyant en difficulté s’approcha rapidement pointant Gerrit de son index et de son majeur droit.

Levitacorpus, Je le dépose sur la couverture Ayïuel ?
– Oui s’il te plait, fait bien attention il a perdu beaucoup de sang je crois, et je pense qu’il a reçu un très mauvais coup dans le ventre ou sur le flanc.

Dunrad qui ne savait pas quoi faire pour aider, prit la parole à sont tour.

– Mais combien étaient-ils pour vous mettre enfin pour le mettre dans un état pareil ? Et comment ça se fait que toi tu ne sois pas blessé ?

Le nain le regarda de manière suspicieuse, faisant légèrement se relever les lames de sa hache avant de les laisser retomber sur son épaule dans un signe d’impatience.

– Nous avions trouvés des traces d’un passage plus tôt dans la journée quand j’ai entendu un cri désespéré, et que j’ai voulu y aller seul, mais il a désiré m’accompagner.
– Mouais imaginons et ensuite ? demanda le nain dubitatif.
– Et bien ensuite j’ai vu une petite fée par terre qui semblait bien mal en point, mais il s’est avéré que la fée en question était un leurre sur la tête d’un immense monstre fait de roche et de cailloux.

Lazareus qui venait de s’approcher prit la parole à son tour.

– Un rochglim je ne savais pas qu’il y en avait dans le secteur, ces monstres sont des abominations qui sont le résultat de sorts magiques ayant échoués, disons que maintenant il existe aussi des sorts pour les créer mais vu leur très faible intelligence et le peu de contrôle magique que l’on peut avoir dessus je ne connais pas de magiciens suicidaires qui voudraient en créer.
– Mais que pouvait-il faire ici ? Si près de la route demanda Ayïuel, et pourquoi suis-je le seul à l’avoir entendu ?
– Ces monstres ont besoin de viande pour vivre, mais bizarrement ils ne peuvent se nourrir de la viande de certaines races pourtant pullulantes comme les gobelins, les gnolls ou les orques. Et ils ont un moyen de faire approcher les victimes qui consiste à parler dans le langage de la nature comme le font les arbres et les animaux, attirant ainsi biches, sangliers et autres animaux, et votre fonction au service de votre déesse vous a rendu réceptif à cet appel.

Dunrad sembla rasséréné, mais pourtant des questions lui venaient encore à l’esprit.

– Mais pourquoi tu n’es pas blessé et qu’il est dans un état pareil ?
– D’abord Dunrad sache qu’un rochglim est massif, très grand peut être deux à trois fois comme Gerrit et que son seul point faible réside sur le haut de son crane en la personne de la créature qu’il imite pour attirer ses proies expliqua Lazareus.
– Oui mais il ne tire pas de flèches indiqua le nain en voyant les empennages dépassant encore du corps de Gerrit.
– C’est que nous avons ensuite subi une attaque de gobelins pendant que je tentais de combattre ce monstre avec un golem végétal, et Gerrit m’a couvert pour que le sort ne soit pas rompu et que je puisse essayer de combattre cette chose lui répondit Ayïuel.
– Mince et ils devaient être nombreux quand même ?
– Entre 15 et 20 probablement mais je ne comprends pas ce qu’ils faisaient ici ils m’ont donné l’impression d’attendre un peu avant d’intervenir exposa Ayïuel.
– Ils devaient vivre en « harmonie » avec ce rochglim, sur un chemin emprunté comme celui ci, il devait arriver à attirer parfois des chevaux de passage et qui dit chevaux dit cavaliers… Le rochglim se nourrit exclusivement de chair, les petites charognes devaient récupérer toutes les possessions de ces malheureuses victimes.

Kilsham pendant le temps de la discussion venait de faire boire à Gerrit de force deux potions de soins, celui ci venait d’ouvrir les yeux, mais semblait encore très faible. Illuël pendant ce temps faisait sortir les pointes de flèches et les différentes armes encore présentes dans le corps de Gerrit de manière à stopper la perte de sang grâce aux potions de soins.
Ayïuel qui reprenait pieds peu à peu s’approcha du corps du guerrier, et les bras élevés au dessus de sa tête légèrement écartés, il semblait crier, un cri silencieux, mais quelques secondes après des volutes blanches striées d’azur prenaient corps autour de ses membres et glissèrent comme des serpents en ondulant en direction du corps de Gerrit, il fallu plusieurs minutes pour que les volutes entourent le corps du guerrier entièrement puis elles devinrent brillantes au point que les spectateurs durent détourner les yeux du corps couché sur le sol.
Lorsque la luminosité baissa, Gerrit semblait serein, les yeux fermés, la respiration calme et reposée, il dormait sur la couverture.

– Il va se reposer jusqu’à demain matin et devrait se réveiller en pleine forme indiqua Ayïuel.
– Bon ce n’est pas tout ça mais je fais quoi d’elle moi ? indiqua Dunrad de la pointe qui dépassait du manche de sa hache au dessus des deux lames.
– Mais puisque on vous dit qu’elle voulait juste soulager un besoin naturel dirent plaintivement à l’unisson les deux autres prêtresses.
– Ouais ouais vous ne me la ferez pas à moi, elle est partie en catimini pendant que nous étions en train de débattre à propos de nos poursuivants leur assena Dunrad d’une voix forte et autoritaire.
– Mais regardez bon sang, permettez lui au moins de changer de robe.

Tout le monde se tourna vers la prisonnière dont les joues couvertes de larmes indiquaient son malaise et sa honte, le bas de sa robe mouillée et le liquide qui s’écoulait autour d’elle dans les aspérités du terrain finissant de rendre la situation encore plus difficile pour tout le monde.
Dunrad rouge de confusion lâcha sa hache qui lui écrasa le pied lui arrachant un cri de stupeur.
Il se précipita derrière la jeune femme et la détacha, prenant soin de ne pas ajouter un peu plus à sa honte. Il sorti un gamelle en métal qu’il remplit d’eau et qu’il mit à chauffer sur le feu du campement, courant à droite et à gauche pour réunir les vêtements de la jeune femme, du linge de toilette et diverses petites douceurs sensées atténuer l’espérait il la situation. La jeune femme et les deux autres prêtresses prirent le nécessaire de toilettes et les vêtements propres et partirent quelques mètres plus loin sous le couvert des arbres pour procéder au nettoyage de la jeune femme.
Lazareus les sourcils froncés se tourna vers Dunrad.

– Et bien mon jeune ami, je vous avais conseillé de nous laisser la questionner magiquement nous aurions évité une humiliation inutile à cette jeune femme ne croyez vous pas ?
– Ouais bin moi la magie je ne lui fais pas confiance, et puis vous auriez très bien pu être ses complices.
– Votre paranoïa est toute à votre honneur si ce n’était qu’elle n’était pas justifiée, ne croyez vous pas que vous auriez pu nous en faire part et que nous aurions pu tenter de voir par des moyens tout autre si aucun de nous n’était un espion à la solde de nos poursuivants…
– Comment savez vous que je soupçonne heu enfin ?
– Je pense même pour tout dire que c’est Gerrit qui soupçonne ça, car il connaît aussi bien que moi et Ishaan le sceptre qui semble être derrière tout ça, et je ne peux que reconnaître qu’il vaut mieux parfois faire un excès de zèle, mais dans le cas qui nous occupe ce n’était pas nécessaire. Si Gerrit avait eu confiance en moi j’aurais surement pu lui expliquer que j’ai justement vérifié de manière magique l’identité de tous nos membres, et que je peux vous assurer qu’aucun d’entre nous n’est à la solde de ceux qui nous veulent du mal.

Dunrad prit une couleur pourpre violacée, manquant s’étrangler. Il se rua sur sa monture, ouvrit le robinet de l’un de ses tonneaux et remplis une chope en étain qu’il s’empressa de vider d’une traite, puis bougonnant il parti se mettre quelques mètres plus loin avec sa monture et sa boisson.
Lazareus prit lui aussi congé du reste de la troupe, se retirant pendant que le malaise était encore suffisamment grand pour lui éviter toute question relative à sa mise à l’écart. Il n’avait pas encore finit sa journée et ne pouvait pas encore prendre du repos.
Une fois installé assez loin des autres il s’installa dans une position qui pouvait faire croire qu’il dormait, ses doigts agiles et surtout libres de leurs mouvements tracèrent différentes runes dans les airs, runes qui semblaient exploser de manière silencieuse dans une lueur diffuse difficile à voir depuis le campement.

En quelques secondes il avait retrouvé la trace de la clairière qui avait été le théâtre de la bataille, il avait vu ce qu’il s’était passé, comme si il avait pu remonter le temps et s’être trouvé dans la clairière, il vit tout, l’appel du monstre, le combat, les différentes phases de celui ci. Puis une fois confirmé qu’Ayïuel disait la vérité, il traça d’autres runes se concentrant particulièrement sur le monstre, il voulait en avoir le cœur net, se pouvait il que le sceptre se soit trouvé un nouveau porteur et qu’il soit capable de lancer ce genre de sortilèges…
Il soupira enfin alors qu’il vit comment le monstre avait vu le jour, une banale inversion de syllabes dans une incantation complexe qui avait valu à l’apprenti magicien une mort douloureuse et lente et les restes encore fumant et dégoulinant qui avaient contaminés la terre pour en faire naitre cette monstruosité. Pour le moment le sceptre n’était toujours pas capable de faire jaillir toute sa puissance et c’était tant mieux pour eux, car dans le cas contraire ils risquaient de se trouver terriblement dépourvus face à lui. Une fois ses vérifications terminées, il fit comme ses compagnons, cherchant le sommeil réparateur en attendant le lendemain et la conquête des montagnes. Avant de s’endormir il renforça les sorts qui protégeaient le campement à l’insu de Kilsham et les rendit totalement indétectable. Puis un sourire figé sur les lèvres indiquant qu’il était fier de ce qu’il venait d’accomplir, il s’allongea finalement pour tenter de se reposer un peu.

Pendant ce temps dans une caverne le sceptre pestait encore contre son porteur.

– Il me faut définitivement trouver quelqu’un pour remplacer ce boulet que je traine, je vais le garder en stase pour qu’il tue de ses mains ses anciens compagnons, mais je dois trouver un magicien pour pouvoir laisser exprimer tous mes pouvoirs et le plus rapidement possible.

Le sceptre acheva de lancer un sort de détection qui afficha dans une surface liquide indéterminée des images, des volutes, qui se transformaient par moment en visages.

– Pour commencer mon nouveau porteur devra porter la marque de Spiralia, il devra être un magicien et se situer dans les abords de cette caverne sur une distance de moins de 3 jours de cheval.

Les volutes tournoyaient de plus en plus vite, puis deux visages apparurent dans le liquide, celui d’une jeune femme et celui du jeune magicien qui accompagnait Gerrit.

– Bon ce Kilsham est trop loyal et peut être même trop doué pour être facilement manipulable, par contre cette jeune femme pourrait fort bien faire l’affaire. Ces deux jeunes gens sont des descendants des magiciens de Spiralia, qu’elle étonnante surprise que de les trouver tous les deux par ici.
Alors voyons où se trouve cette jeune femme et comment l’attirer ici.

Si le sceptre avait été humain, il aurait manqué s’étouffer en découvrant que la jeune femme n’était nulle autre qu’une des personnes accompagnant cet orque incompétent qui ne faisait que lui faire perdre son temps.

– Et bien je crois que l’attirer et la corrompre ne devrait pas être trop dur, je vais préparer le sort pour l’appeler dans la nuit, avec un peu de chance d’ici quelques heures elle sera peut être à mes côtés, vu qu’ils ne sont pas si loin que ça en ce moment. Si ils imaginaient être si prés de moi…

Le porteur du sceptre qui n’avait plus de volonté propre depuis tellement longtemps, tel une marionnette parti dans la caverne chercher les ingrédients nécessaires pour lancer l’appel et tenter de faire venir cette magicienne dans l’antre du sceptre.

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