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La vengeance – Episode 4

Elaun city quelques instants avant l’assaut.
Un immense sous sol, dans lequel des centaines de machines ronronnent, des disques durs tournent à plein régime et des processeurs sont en état d’occupation maximale toute la journée.
Une conscience est présente et regarde des images renvoyées depuis un entrepôt de la société « CryEgg Electronics ».

-Je m’y attendais, depuis le temps que ces gêneurs cherchent la source des zones d’ombres, ils devaient bien mettre finir par loger l’un d’eux, heureusement que même les plus petits de ces lieux qui ne sont pas suffisamment protégés sont étroitement surveillés. D’ailleurs je ne suis pas mécontent d’en avoir abattu un, la température de son corps ne laisse aucun doute sur le fait que le tir a fait mouche et proprement, dommage que le second ne soit pas resté en place quelques secondes de plus enfin j’ai appris qu’on ne peut pas toujours tout avoir.
Suivons cette intervention que je repère un peu leurs techniques.

L’arme fut la première cible d’un tireur embusqué et toute la protection du bâtiment s’envolait avec cette arme désormais sans aucune utilité.

 -Bien, le programme de visée est au point, les cerveaux moteurs fonctionnent correctement aussi, et les armes sont précises, enfin si on estime qu’elles sont toutes comme celle ci. Par contre il faut peut être prévoir une protection extérieure suffisante pour protéger l’intérieur, et surtout comprendre comment l’arme a pu être repérée, peut être un système de rayons x ou un truc du genre qui verrait le métal au travers des murs, en tout cas il faut que je me méfie de ça c’est un réel point faible.

L’arme venait de tirer à nouveau sur un objet relativement important et qui aurait pu être un corps humain.

-Tiens donc un leurre, ces petits malins veulent vérifier que c’est bien grâce à la chaleur de leurs corps que les autres sont en piteux état. Mais que…

Les hommes venaient de rentrer et d’investir l’entrepôt.

-Ils ont de quoi réduire les émissions de chaleur de leurs corps, mais bon sang pourquoi je n’y ai pas pensé, si c’est possible j’aurais du imaginer qu’ils pouvaient avoir ce genre de gadgets. On ne m’y reprendra plus et je ferais désormais bien attention à ce qu’ils ne me surprennent plus avec des équipements sortis de James Bond. Vite je dois lancer la suppression de toutes les traces sur la machine qui a le logiciel de visée et le logiciel de commande du fusil, d’ici quelques secondes ça sera bon, vu leur progression dans le bâtiment j’ai le temps.

L’écran de l’ordinateur dans l’entrepôt afficha les commandes qui s’exécutaient aussi vite que le pouvait la machine, des commandes qui étaient censée rendre cette machine aussi intéressante qu’un match de go entre deux tortues victimes de pertes de mémoire. Le code arriva à son terme et l’écran reprit un affichage normal évitant que ce qui venait de se passer ne soit découvert par un visiteur incongru.

-Voilà et maintenant je vais te faire un petit cadeau mon cher Eliot, je vais insérer un petit complément pour toi et pour te donner quelques sueurs froides. Tu ne sais pas et tu ne sauras jamais que tu as toi même fait entrer le loup dans la bergerie.

C’était ce qu’il préférait, compter avec l’être humain et ses habitudes, il était si prévisible, et si étonnant parfois lorsqu’on s’y attendait le moins. En tous les cas il savait que le commando ramènerait tout le matériel en lieux sur pour l’analyser et en tirer des informations.
Il en profita pour ajouter aussi des faux documents qui étaient prêts depuis une éternité mais qui attendaient que cette cache soit découverte.
Depuis cette fameuse affaire (ndlr : voir « le piège ») il avait appris à être prudent et discret, la perte inestimable de ce qui se trouvait dans les sous sols de la maison l’avait fortement ébranlé, il avait d’ailleurs faillit en jeter l’éponge, mais la rage contre cet Eliot de malheur avait été plus forte, il avait surtout profité du fait que celui ci trop curieux et trop sur de lui avait tenté de percer le secret de ces machines et avait déjà par le passé ouvert une porte ou il s’était engouffré, profitant de l’hospitalité offerte quelques semaines avant d’en être délogé sans que jamais on ne se soit aperçu de sa réelle identité et des risques liés. C’est là que l’idée des zones d’ombres avait germée et qu’il avait commencé à trouver comment corrompre le travail d’Eliot mais il fallait reconnaître que cet homme là n’était pas vraiment du genre prévisible, et qu’il était capable de remises en question aussi spontanée que profonde, de bien rare qualités qui faisait de celui ci un adverse redoutable et respectable.
En tout cas depuis plusieurs semaines il ne pouvait plus vraiment prévoir ce que ses adversaires préparaient et c’était la raison pour laquelle il avait été surpris par cette attaque sur l’un des nœuds de son plan.
Il finit d’intégrer ses petits cadeaux dans la machine au moment même ou le commando découvrait le fusil au sol, il le fit bouger de manière plus ou moins menaçante gagnant les quelques précieuses secondes qui lui manquait.
Voilà désormais que la partie reprenait du goût et qu’il était en position de force avec la balle dans son camp.

Dans le sous sols, un bruit de ventilation se mit en route lorsque plusieurs unités de calculs augmentèrent leur charge afin de prendre le relais sur certaines procédures, les cliquetis des disques changèrent de rythme à mesure que ces unités produisaient des vers destinés à occuper ses adversaires le temps que ses petits cadeaux prennent place et commencent leur travail au sein des machines de ses adversaires. En espérant qu’Eliot était toujours aussi curieux et aussi sur de ses talents le rendant par là même peu prudent.

Il était satisfait, comme un joueur d’échec, ses plans changeaient et se muaient au fur et à mesure de la partie, mais celle ci s’avérait passionnante, il lui avait fallu du temps pour se sentir près, mais désormais il allait enfin pouvoir tenir sa vengeance, il en était persuadé.
Il fit parvenir des commandes de matériel et des ordres de mission afin que ses autres nœuds soient équipés dans les plus brefs délais de nouveaux système de sécurité et de réponse létale aux risques liés à ce que ces satanés fouineurs pourraient malgré ses précautions tirer du matériel qu’ils avaient débranchés de l’entrepôt.
Ils avaient repéré le boitier et avait cru à un système d’alarme quelconque, quelle idiotie, comment auraient ils pu savoir de toute manière, il décida d’envoyer sur place deux unités de surveillance histoire de rendre crédible cette thèse afin d’endormir leurs soupçons sur le matériel en les confortant dans leur idée et surtout pour rendre l’affaire encore plus bizarre à Eliot, il se doutait qu’il allait tenter de les analyser et serait surement extrême
ment surpris de ces analyses. Mais cela faisait parti du plan, il était tellement sur de sa supériorité qu’il ne pouvait s’empêcher de glisser quelques indices à ses adversaires histoire de se sentir encore plus au dessus d’eux et de leurs capacités. Et puis on lui avait tellement bien appris qu’il était le meilleur des meilleurs, alors lorsqu’on est le meilleur on se doit d’avoir un handicap, encore une règle stupide mais obligatoire qu’il devait à son géniteur. Le genre de chose qu’on vous apprend lorsque vous êtes jeune et qui vous habite toute une vie.

Les deux unités arrivèrent sur place histoire de semer le doute dans l’esprit d’Eliot, il leur donna l’ordre d’aller visiter la zone dans son entièreté afin de simuler un travail de vigile ou de surveillance, il fallait qu’il croit que la zone était importante voir vitale et qu’elle était une perte importante pour eux. Le boitier devait maintenant attendre de retrouver une source d’énergie et un réseau disponible afin de reprendre son œuvre, il était presque sur qu’Eliot voudrait savoir et tracer ce boitier et ses dialogues, il devait le faire se comporter comme ce qu’Eliot croyait qu’il était, pour cela il allait devoir agir vite, très vite lors de sa mise sous tension et en réseau, mais il allait préparer le nécessaire près à agir à chaque seconde et lorsque le matériel serait rallumé il serait fin prêt.
Il se demandait ce qu’Eliot était en train de penser et d’imaginer, c’était l’un de ses problèmes majeur, il détestait le fait qu’il ne pouvait pas mettre les autres sur écoute ou sous surveillance aussi facilement et aussi bien que du matériel, ça laissait la porte ouverte à bien trop de choses qu’il n’aimait pas. L’improvisation n’était valable que prise dans un contexte strict dont il avait pu à l’avance mesurer et calculer à la fois les risques et les résultats. Et dans ce cas c’était totalement hors de contrôle.
Pour l’instant il ne pouvait plus rien faire sur ce dossier, il rappela ses unités, et classa l’entrepôt dans les pertes, préparant un dossier qui n’attendrait qu’un lieu d’implantation qu’il allait choisir proche de l’endroit où ses adversaires allaient rebrancher le matériel, après tout si il pouvait s’installer tout à côté de chez eux ça ne serait pas plus mal.
Il commença à dessiner les plans d’un bunker souterrain et de toute sorte de structures pouvant accueillir des unités de traitement, ainsi que des unités logistiques et diverses choses utiles à ses plans, la nuit allait surement être très longue mais après tout, son état physique lui permettait de se passer assez facilement de sommeil et puis il venait aujourd’hui de faire de grandes avancées à l’insu de ses adversaires et l’excitation d’avoir enfin quelque chose à se mettre sous la main lui insufflait suffisamment de force pour tenir le coup.

Il allait tout de même se préparer un peu de remontant histoire de ne pas se laisser envahir par la fatigue et afin de rester en alerte, il ne fallait pas qu’il sous estime le fait qu’ils avaient tout de même détectés l’un des nœuds physique et même si il n’y avait pas pensé avant, c’était tout de même un peu inquiétant. Il en profita pour lancer les procédures de vérifications sensées tester les nœuds et leur environnement à la recherche de parasites et autres risques liés à leurs forme et à leur conditions. Les tests étaient complexes et allaient surement prendre du temps, un temps qu’il allait mettre à profit pour préparer une petite surprise supplémentaire à Eliot avec un petit communiqué de presse assorti de quelques images bien senties de leur opération et de leur invitation dans ces locaux privés et protégés.
Même si personne n’était visible ou reconnaissable sur les images qu’il possédait ce serait une manière de montrer à Eliot qu’il n’avait pas le contrôle et que de toute façon quelqu’un d’autre tirait les ficelles à son insu.
Finalement les choses évoluaient encore mieux qu’il n’aurait pu l’imaginer, et il commençait à ressentir la satisfaction du travail bien fait et bien préparé.

Ralf et son équipe arrivèrent tard dans la nuit ce soir là au QG, Eliot impatient et fébrile avait fait préparer une pièce entière pour accueillir le matériel retiré de l’entrepôt, cette pièce avaient été conçues pour filtrer et analyser tout ce qui transitait sur les réseaux qui y aboutissaient, que ce soit au niveau électrique, téléphonique ou informatique. Il prit le matériel, et commença par ouvrir ce qui pouvait l’être à la recherche de mouchards ou autres dispositifs d’écoute ou de relais qui pourraient donner des indications sur qui étaient derrière tout ça, mais le matériel était très classique, presque trop, rien ne laissait penser que quelqu’un n’avait jamais mis les mains dedans depuis la fabrication du matériel, alors qu’Eliot regardait les pièces désassemblées de manière sceptique Ralf une bouteille de bière à la main semblait soucieux.

-Eliot dit moi, qu’est ce qui te chagrine sur ce matériel ?
-Il semble trop propre, et il y a quelque chose que je ne t’ai pas dis lors de ton retour…
-Ah non, ne commence pas les cachoteries tu sais très bien que ça me donne de l’urticaire, allez crache donc ton information que je te rassure de suite, et il but une grande rasade de sa canette de 50 cl.
-Et bien deux personnes sont venues visiter l’entrepôt après votre départ et il se trouve qu’ils n’avaient aucune signature de chaleur, ce qui veut dire
-Ce qui veut dire l’interrompit Ralf que soit ils sont au moins aussi bien équipés que nous, soit ce ne sont pas des humains et comme tu ne crois pas aux petits hommes vert, tu penses que nous avons affaire à quelque chose que nous ne soupçonnions pas n’est ce pas ?
-Disons que dans l’état de ce que je peux voir j’ai des doutes sur cette thèse là aussi, parce que n’importe quelle équipe à ce point équipée aurait pris le temps de faire quelques légères modifications sur le matériel, là tout est similaire à une machine de série… Je préfère prendre le temps de la réflexion, je vais laisser le matériel ici cette nuit et je verrais ce que j’en fais demain, après tout nous ne sommes pas à quelques heures près. Allons plutôt débriefer l’équipe un peu, histoire qu’ils lâchent la pression.

Alors qu’ils sortaient de la pièce Eliot trop soucieux ne prit pas la peine de retirer la fiche d’intervention qui indiquait aux techniciens en charge ce qu’ils devaient
faire avec le matériel présent dans cette pièce spéciale, et alors qu’ils s’approchaient de la salle de réunion, l’un des techniciens enlevait la fiche de son support et entra dans la pièce, pestant contre celui qui avait laisser le matériel démonté sur les tables avant de sortir. Il entreprit de tout remonter avant de commencer les branchements et de mettre sous tension toutes les diverses pièces.

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