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Loup, détective multi cartes – A la poursuite du mouton vert

Il était environ quatorze heures du matin quand un bruit strident me sorti de ma torpeur.
Des semaines que je n’avais pas mis la truffe dehors, aucune affaire à se mettre sous la dent.
Les périodes comme celles là me fatiguaient plus que lorsque j’étais actif.

J’avais du renvoyer la secrétaire dans ses pénates pour cause de chômage technique.
J’attrapais le combiné qui sautillait sur son socle.
-Allo oui loup, détective multi cartes j’écoute
-J’ai un renseignement pour vous
-c’est à dire que je ne sais pas de quoi vous
– Taisez-vous et écoutez-moi! Ce soir le musée d’Animalville sera cambriolé par le mouton vert!
-Comment pouvez
-tut tut tut tut….

Mince le fourbe avait raccroché.
Mais qui était ce…
Et comment pouvait-il savoir pour le mouton vert.
Le mouton vert faisait partie du C.H.E.P.T.E.L. une organisation criminelle qui semait le crime et la terreur dans tout Animalville.
Et même si c’était une fausse information je devais agir.
Et puis je n’avais plus rien à picoler alors ça me détendrait les pates d’aller me balader un peu en ville.

Je sautais prestement de ma chaise.
*BLAM*
Enfin les roulettes ayant honteusement fuit, je me retrouvais sur le dos prêt à bondir les quatre pates en l’air quand j’aperçu une ombre au dessus de moi.
Je relevais le museau pour me trouver truffe à truffe avec une charmante dame dans une robe noire, le visage recouvert d’un voile lui aussi noir.

-Puis je vous aider? Demandais je croisant les pates comme si je prenais un peu de bon temps par terre à regarder mon plafond. Il faudrait que j’appelle ce peintre pour qu’il vienne refaire celui ci d’ailleurs.
-Oui *snurlflf* vous *snurlflf* pouvez
-Tenez dis je en tendant un mouchoir à mon inconnue
-Merchi *Flurfllleuuu*, merci, êtes vous Mr Loup? fit elle en me retendant le mouchoir que je refusais poliment…
Je sentais arriver l’affaire.
-Oui je le suis, tout en me relevant de la manière la plus naturelle possible. Oui bon, de manière plutôt gauche il est vrai.
-Mon mari vient de mourir et je le soupçonne d’avoir eu une double vie, je veux vous engager pour savoir si il voyait quelqu’un d’autre!
-Heu oui je heu enfin oui mais je suis plutôt onéreux comme détective.
-Ca tombe bien, je suis plutôt riche pour ma part. Mais je souhaite vérifier qu’il n’a pas non plus prévu de donner sa fortune à une autre.
-Et bien comptez sur moi, avez vous un début de piste?
-Oui sur ma carte de crédit.

Elle avait un charme magnétique mais je ne relevais pas et la raccompagnait à la porte laissée ouverte.
-Puis je avoir le nom de votre mari?
-Ernesto Chevrito

L’affaire se compliquait.
-Entendu Madame Veuve Chevrito
Et je fermais prestement la porte
*BLING* plus prestement que je ne l’aurais voulu le vent ayant eu la bonne idée de souffler à ce moment là.
*CLINGUELING*, je regardais piteusement les morceaux de verre par terre et me rappelait soudain que je n’avais plus de Whisky et décidait que j’allais faire d’une bière trois coupes…

J’attrapais mon chapeau et passait au travers de la porte brisée.
Tout en marchant en direction de mon caviste préféré MegaJopi le bien nommé supermarché du coin, je réfléchissais à cette histoire de mouton vert.
Quel merveilleux coup si je pouvais épingler ce monte en l’air.
Et puis Chevrito pouvait bien attendre de toute manière il était froid et je décidais donc de le laisser mijoter un peu.

Après avoir acheté mon breuvage, je prenais inconsciemment le chemin du musée d’Animalville. Quelques petites rasades plus tard, j’étais assis sur les marches du musée, enfin j’étais plutôt assis contre les marches du musée, enfin plutôt vautré contre les marches du musée.
A mes pieds les restes de cigarettes s’accumulaient en un tas étrangement artistique qui se composait d’un tas de cendres planté de petits mégots.
Je regardais ma montre et les aiguilles ne cessant pas de changer d’indications en faisant des vagues je me relevais avec panache pour rentrer me cacher dans le musée.
La montée des marches m’ayant totalement écorché les genoux, je rampais discrètement à l’intérieur du grand bâtiment.
Ce musée était l’un des plus beau du monde, il abritait les collections d’objets les plus belles et les plus rares.
J’imaginais aisément qu’il pouvait représenter une cible de choix pour un voleur tel que le mouton vert.

Et lorsque je m’appuyais sur cette colonne à l’entrée pour me relever je vis cet étrange panneau qui ne me disait rien qui vaille.

*Exceptionnel, la collection personnelle d’Ernesto Chevrito pour une exposition unique.
Venez admirer toutes les plus belles pièces de ce collectionneur fortuné et de bon gout*

Voilà une bien étrange coïncidence pensais-je.
La sirène indiquant que les portes allaient être fermés sonna, et je m’aperçu trop tard que ma bouteille devait avoir glissé de ma poche dans mes reptations m’ayant mené à l’intérieur du musée.
Je me retrouvais enfermé pour quelques heures avec comme seuls amis les gardiens et les œuvres d’art.

Pris d’une violente envie de laisser exprimer mon estomac sur le sol, je me dirigeais vers les toilettes publiques.
Une fois mon œuvre terminée, je regardais le plan et prenais la direction de la section consacrée à Chevrito.

Chevrito était un ancien membre du C.H.E.P.T.E.L. reconverti dans le commerce et qui avait fait de la prison.
Le bouc émissaire parfait en quelque sorte, il avait tenu tête à Don Capricorne le parrain.
Qui l’avait sacrifié sans état d’âme…
Mal lui en pris puisque Chevrito se mis à table et précipita tout un pan du C.H.E.P.T.E.L. dans sa chute.
Ensuite Chevrito utilisa son argent pour se protéger et était jusqu’à peu la cible numéro un de Don Capricorne, qui sembla t’il avait finit son travail…

J’arrivais dans un hall remplis d’objets hétéroclites et complètement inattendus dans ce lieu.
Des cannes, des livres, des boutons de manchette… Bref des babioles qui à première vue ne semblaient pas être des œuvres d’art.
Un objet attira plus particulièrement mon attention, car j’en possédais un similaire moi même.
Une boite en bois précieux range secret qui nécessitait pour s’ouvrir de résoudre le casse tête qui la composait.
J’imaginais le casse tête de celle ci différent de la mienne mais approchant tout de même.

Je maudissais cette vitrine qui le contenait et priait un petit vent opportun qui viendrait la briser comme ma porte d’entrée en vain.
N’ayant aucun jouet sous la main je fis le tour de la pièce plusieurs fois.
Lorsque j’entendis un bruit venant du couloir, je me cachais derrière un ensemble en soie du plus bel effet.
Une étrange lumière verte rayonnante approcha, je la connaissais, enfin la lumière je ne la connaissais pas personnellement mais je l’avais déjà rencontré.

La soie de ma cachette commença à me chatouiller le museau mais je devais rester stoïque afin de voir si mes soupçons et mes impressions étaient vrais.< br />
Il s’approcha de l’objet que j’avais observé les yeux rivés dans la vitrine (ouille me dis je cela doit être douloureux), il approcha la pate de celle ci et découpa dans le verre comme dans du beurre fondu.
Il prit la boite dans sa pate et la porta au niveau de son regard.
Je lus dans son louchage une pointe d’incompréhension mêlée d’impuissance, on aurait dit un pingouin regardant une machine à bronzer.
C’est à ce moment là je crois que la soie eux raison de ma formidable contenance et de la maitrise parfaite de mon corps.
Et dans le vacarme et le postillonement qui suivit, l’ignoble individu se retrouva affublé d’un magnifique ensemble en soie comme protection visagière.
La lumière qui l’auréolait prenait des teintes plus foncées en passant au travers de la soie ressemblant à une luciole prisonnière d’une feuille.

Je trébuchais pour me rattraper et puis pris dans mon élan je fis tomber un poteau de l’exposition qui tenait le cordon en tissus qui entourait le buste désormais sans son habit.
Dans un magnifique geste de Kung-loup, mes bras battant l’air durant ma chute, je décrochais le fameux cordons qui pris par l’élan alla entourer la luciole géante devant moi et lui coinça les bras au niveau du corps.
Une fois relevé du sol froid en cette saison, je me jetais sur le vilain et tentais de lui faire avouer ses crimes, ce n’est qu’après quelques cris que je compris qu’il était en train de suffoquer sous la soie, et je lui retirais son masque afin de lui permettre de pouvoir remplir ses poumons à nouveau.

Je pris le casse tête en main et y trouvais après l’avoir résolu en un tour de main des documents mettant au jour une partie du C.H.E.P.T.E.L et tous ces documents étaient signés de la main de Mme Don Capricorne.
Je comprenais mieux toute l’histoire, y compris les doutes de la veuve que je pourrais rassurer dès que le musée rouvrirait ses portes et que je pourrais enfin retrouver ma bouteille lâchement abandonnée sur le parvis.
J’étais content encore une difficile affaire menée à bien par loup détective multicartes.
Je prenais le mouton vert comme oreiller après l’avoir soigneusement ligoté et le livrait le lendemain aux autorités ainsi que les documents.

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