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Chasseur de relique

Angus enquêtait sur la confrérie noire depuis plusieurs années. Il n’y avait pas meilleur expert que lui sur ce sujet particulier. Et pourtant ses connaissances en la matière étaient particulièrement limitées. Il savait fort peu de choses sur eux. Seulement qu’ils répandaient la mort autour d’eux et qu’ils avaient à cœur de chasser des reliques. Malheureusement pour lui aucun survivant ne pouvait parler de sa rencontre avec la confrérie. Son autre problème concernait leur nombre. Il ne savait pas combien de membres composaient le groupe. Mais il avait découvert que leurs actions semblaient de plus en plus nombreuses. Pour lui ça ne pouvait signifier qu’une seule chose. La confrérie noire gagnait en puissance, et son nombre devait augmenter. Pourtant il n’avait jamais trouvé leur manière de recruter de nouveaux membres. Et même ses tentatives pour se faire remarquer n’avaient pas réussi.

Au point qu’il avait décidé de cesser de chercher cette organisation pour se focaliser sur leur but. L’une des seules certitudes concernait les reliques. La confrérie noire cherchait à assembler les reliques maléfiques les plus puissantes que le monde connu renfermait. Partant de ce constat il essaya à son tour de les identifier et de les repérer. Plusieurs fois il découvrit trop tard l’emplacement de l’une d’entre elles et ne découvrit que le résultat du passage de la confrérie. Ce qui ne l’empêcha pas de consacrer tout son temps à sa quête. La confrérie l’aidait à son insu dans sa chasse. En effet tous les trésors qui pouvaient être présent sur les lieux des reliques n’étaient jamais récupérés par la confrérie. Leur seul but semblait être la relique. Il avait fini par amasser suffisamment d’argent pour ne pas avoir à perdre du temps dans une activité quelconque.

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Etrange pouvoir

Je haïs ce monde, du plus profond de mes tripes, de toute mon âme. Depuis le grand cataclysme, je me terre. Voyageant de poche de résistance en poche de résistance. L’épidémie s’est déployée comme une traînée de poudre. Peut-être quelque chose avait-il été répandu sur toute la planète avant l’étincelle qui avait tout déclenché. Si l’on m’avait dit que le monde finirait ainsi, j’aurais pensé que la personne était bonne pour la camisole. Mais désormais il n’y a plus rien à faire. Les dernières défenses tombent petit à petit. La fin est proche, ils sont là dehors, je les entends. Si j’écris ces quelques lignes c’est principalement pour laisser une trace. Je suis peut être le dernier encore vivant. Du moins le dernier qui ne soit pas contaminé.

Si un jour quelqu’un lit ce message il faut que vous compreniez bien. Le jour du cataclysme tout allait bien, rien ne laissait présager quoi que ce soit. J’étais assis sous le porche de ma véranda. Je regardais les enfants des voisins faire leurs bêtises habituelles. Je n’aime pas les enfants. Je n’aime pas plus les voisins à vrai dire. Je n’aime personne serait un bon résumé. Bref j’étais assis tranquillement mon journal sur les genoux et Marty à mes pieds. Marty était mon chien. Il a été pris par l’épidémie lui aussi et je n’ai rien pu faire. Les petits Mulligan étaient en train de bricoler une de leur superbe invention sur le gazon de leur maison. A les entendre piailler et s’exciter je pensais qu’ils devaient avoir dépassé encore les bornes de leur propre bêtise. Lorsque le plus grand sortit des allumettes j’avais pris la décision de me réfugier à l’intérieur. Immanquablement ils allaient encore réussir à mettre du bazar partout dans la rue voir même sur mon magnifique gazon. Afin de leur faire peur, je fis jouer la culasse de mon fusil bruyamment.

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Le réveil

J’ai bien dormi. Voilà plusieurs mois que je sommeille entouré de ma famille. Mais j’ai l’impression qu’il est l’heure. Je suis le plus vieux, donc je suis le premier à me réveiller. Les petits sont enroulés autour de leur maman. Leur chaleur est réconfortante. Doucement je commence à m’étirer. Plusieurs mois sans bouger il ne faut pas se lever trop vite. Lentement petit à petit je sens mes muscles qui s’éveillent aussi, qui se rappellent à ma conscience. Mon ventre grogne, celui des autres aussi. La faim ne va pas tarder à leur faire ouvrir les yeux aussi. Une patte en premier, je la fais bouger, une légère douleur dans l’articulation, je ne suis plus de première jeunesse. Mes poils se hérissent, il fait encore froid dehors. Je tends mes griffes en prenant soin de ne pas bousculer les autres. Ma lourde carcasse est raide lorsque je tente de me dresser sur mes pattes, je suis un peu lourdaud mais c’est mon quotidien. Il faut que je sorte pour ramener de quoi manger aux petits. Ils sont encore jeunes et ne peuvent pas chasser par eux-mêmes. Mes yeux endormis laissent passer un filet de lumière. Il doit encore faire nuit, le soleil serait plus violent autrement. Quelques pas mal assurés, je manque m’étaler sur le tas de fourrure qui dort en ronflant d’insouciance. J’avance avec précautions, mes griffes raclent le sol caillouteux de la grotte. Je me retourne pour vérifier si personne ne me suit mais les autres sont bien endormis.

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L’infiltré

Tout juste sorti de l’école de police, Edgard Milnius intégra un service qu’il avait choisi grâce à sa position de major de promotion. Un service à la marge, celui des policiers infiltrés. Ses états de service à l’école lui permirent d’intégrer l’unité avec rapidement quelques missions à la clé. Jusqu’au jour où son responsable direct et unité de liaison lui demanda de se laisser pousser les cheveux pour une nouvelle mission. Milnius toujours prompt à accepter les ordres fit le nécessaire et un an après cette demande il recevait un dossier complet qui allait chambouler ses certitudes et sa vie.

Comme tout bon infiltré Edgard était un célibataire endurci. Impossible de faire durer des missions parfois plusieurs années avec une vie de famille à côté. Il se donnait corps et âme à son travail et même si parfois il franchissait les lignes blanches il le faisait avec la certitude que c’était pour le bien de tous. Son travail était chaque fois encensé par sa hiérarchie lui prouvant qu’il avait trouvé sa voie. Lorsqu’il prit possession du dossier il se rendit dans son bureau. Il avait l’habitude d’étudier tous les éléments en s’enfermant afin de bien s’imprégner de l’affaire avant de se constituer une identité pour faire son travail. Le dossier était épais, de nombreux noms apparaissaient et de nombreux lieux étaient décrits. L’affaire était délicate. Dans le domaine de la musique métal, un groupe avait été identifié comme organisation criminelle. Rien ne le choquait dans cette information jusqu’à ce qu’il tombe sur les accusations pour lesquelles on manquait de preuves. Un haut le cœur le prit alors qu’il feuilletait les rapports d’autopsie.

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L’influx de vie

L’alarme du bloc éveilla Edgard. Comme tous les habitants il se leva, passa dans la salle de bains et se prépara. Il se rendit ensuite dans la cuisine et fit couler du robinet la boisson complète qu’il devait prendre avant d’attaquer le travail. Buvant le liquide ambré et poisseux il déposa le gobelet dans l’orifice de recyclage. Chaque portion était comptée et mesurée. Tout manquement au règlement de vie pouvait entrainer des sanctions et Edgard n’aimait pas les sanctions.

Depuis la révolte Droïdique le monde avait bien changé. Un gouvernement mondial s’était mis en place et avait organisé le monde de manière très stricte et très claire. Lorsque des enfants naissaient, ils étaient emmenés par les services sanitaires vers la colonie africaine. Le continent était une vaste garderie dans laquelle les enfants étaient élevés et éduqués. Les maladies étaient contrôlés de manière stricte et la moindre épidémie circonscrite rapidement par les droïdes qui s’en occupaient. La période d’éducation était nommée « l’élévation ». Il n’y avait plus ni appartenance religieuse, ni ségrégation raciale. Tous les enfants humains étaient sur un même pied d’égalité. Lors de l’élévation, les comportements étaient analysés. La société dans son ensemble nécessitait beaucoup de respects pour les règles mises en place par le gouvernement mondial. Ceux que l’on appelait les rebuts étaient ceux qui avaient fait montre de violence ou de difficulté à s’adapter à la vie en communauté. Ils étaient éloignés des autres rapidement et envoyés dans les colonies Asiatique et Slave.

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L’envol de l’ange

Le sheriff Mc Duffy était assis sur le capot de son véhicule de patrouille sirotant un soda pétillant. La journée était chaude et sèche bien loin des derniers jours. Depuis l’évasion de Brody Milton la météo semblait folle. L’affaire avait fait grand bruit dans le comté, un homme qui disparait de sa cellule sans laisser de trace a toute les chances d’affoler l’opinion publique. Le seul indice trouvé sur place était une plume. Mc Duffy avait fait venir la police fédérale, ses propres hommes n’étant pas assez qualifiés pour mener une telle enquête. La seule certitude qui était ressorti des rapports était que la plume venait de la literie de l’homme. Mais cette plume avait beaucoup fait parler d’elle. Dans les journaux locaux on parlait de l’envol de l’ange. Une partie de la population mi-superstitieuse mi-croyante avait fait de l’homme une victime innocente qui aurait été sauvée de cet emprisonnement abusif.

Mc Duffy se rappelait quand il avait interpellé Milton, l’homme sous acide venait de poignarder un passant dans une ruelle. Ses mains couvertes de sang ne laissaient aucun doute sur son implication. Certes il n’avait jamais trouvé l’arme du crime mais ça ne prouvait pas son éventuelle innocence. Milton n’avait pu faire aucun aveu, la drogue l’ayant totalement dépourvu de souvenirs lors de la nuit du meurtre. Le travail de Mc Duffy avait permis de mettre en évidence que les traces de sang venait bien de la victime et qu’elles correspondaient bien à des coups portés par une arme blanche. Suffisamment de preuves indirectes pour mener Milton en prison pour au moins 30 ans. Pourtant dès le départ des voix s’étaient élevées pour dire que Milton était victime d’un malheureux concours de circonstances.  Il fallait avouer que le comté était un lieu plutôt calme et que les gens avaient tendance à croire que des crimes aussi horribles ne pouvaient être l’œuvre que d’étrangers.

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De l’autre côté du miroir

La première fois que Léon avait ressenti cette étrange sensation il avait cru à un rêve. Un cauchemar serait plus précis à vrai dire. Il s’était éveillé face à son miroir en pied. Un magnifique objet dont les origines étaient incertaines. Mais le plus étrange n’avait pas été sa position, plutôt le fait que tout semblait à l’envers autour de lui. Les meubles n’étaient pas à leur place et lui-même avait l’impression de perdre la tête. Fort heureusement le malaise n’avait pas duré longtemps et dans un battement de cils il avait retrouvé ses repères. Sa chambre, ses meubles, tout à la place qu’il connaissait bien.

Léon aimait chiner, il avait quelques entrées dans des boutiques d’antiquités qui lui permettaient de dénicher des objets parfois extravagants. C’est ainsi qu’il était entré en possession de ce miroir sur pied. Un magnifique miroir ouvragé, dans un métal poli très difficile à identifier. D’un noir profond et brillant il semblait comme absorber la lumière. Léon était tombé en admiration dès qu’il l’avait aperçu. Il avait dû user de ses charmes et de ses ressources conséquentes pour arriver à l’acquérir. Pour une raison inconnue, le vendeur ne souhaitait pas s’en séparer. Prétextant qu’il était là depuis toujours, comme s’il faisait partie intégrante des murs de la boutique. Mais chaque objet à un prix, et chaque homme aussi, ce qui permit à Léon de devenir l’heureux propriétaire de ce magnifique objet. Le fer était martelé et ciselé en des arabesques improbables et totalement dérangeantes. Lorsqu’on regardait le miroir on avait presque l’impression qu’il bougeait, du moins que le métal était vivant. Cerclé par une fine bordure métallique on pouvait y lire une sorte d’inscription dans une langue absolument incompréhensible. Léon avait tenté plusieurs fois de faire décrypter celle-ci mais personne ne semblait pouvoir y arriver. Jusqu’à ce cauchemar terrifiant.

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La princesse inaccessible

Il était une fois une princesse qui vivait dans un royaume enchanté. Elle avait tout ce qu’elle désirait, mais se lamentait. Aucun des princes qu’elle avait rencontré n’avait fait battre son cœur. Et ses parents inquiets commençaient à se faire pressants pour qu’elle trouve un fiancé. Eléonore car tel était son nom s’enfermait souvent dans sa chambre et accoudée à sa fenêtre rêvait d’un prince qui saurait la rendre heureuse.

Comme souvent, une invitation arriva au château, la reine d’un royaume proche organisait une fête et toutes les familles royales étaient invitées à s’y rendre. Eléonore n’avait aucune envie d’y aller, mais devant l’insistance de ses parents elle s’y rendit à contrecœur. Juste avant de partir son père lui parla.

–          Ma petite fille, tu as bien grandi. Tu sais que nous ne vivrons pas éternellement, et il te faut trouver un mari. Je t’en conjure, n’éconduis pas tous les princes que tu croiseras ce soir. Essaye de faire connaissance, et puis peut être feras tu une belle rencontre?

La jeune femme haussa les épaules. Ces petites fêtes se terminaient toujours de la même façon. Son père lui faisant la morale dans le carrosse lors du retour au château.

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J’ai fait un rêve

J’ai fait un rêve! Oui je sais ce que vous pensez, et alors? Alors, cela fait maintenant deux ans jour pour jour que je n’ai plus fait un seul rêve. Depuis l’enterrement de Maman pour être exact. J’avais huit ans quand elle est morte. Une maladie aussi définitive que brève. A peine le temps de se dire adieux qu’elle n’était déjà plus là. Je me souviens encore avoir vu rentrer Papa dans ma chambre. Je ne l’avais jamais vu pleurer. Mais ce jour-là, comme un petit enfant, il est entré en pleurant. Il s’est assis sur le lit, juste à côté de mes jouets. Il m’a regardé. Et j’ai su! Oh oui j’ai su, il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles vous savez? Alors c’est moi qui l’ai pris dans mes bras et qui ai tenté de le consolé. Ce jour-là nous avons silencieusement fait un pacte lui et moi. Le pacte de vivre, non pas de survivre mais de vivre, pour Maman.

Pourquoi je vous dis tout ça? Parce que depuis ce jour je n’ai pas fait une seule nuit sans cauchemars. De toutes les sortes, des petits, des grands. Des horribles qui m’ont tenu éveillé jusqu’au petit matin, des courts mais qui revenaient dès que je fermais l’œil à nouveau. Les premiers temps j’ai beaucoup pleuré lorsque je me réveillais la nuit. Hurlé aussi, plus d’une fois. Papa a essayé de m’aider mais sans grand succès. Il me réconfortait, mais la nuit suivante ça recommençait, encore et encore… J’ai cru devenir fou. D’ailleurs on m’a forcé à aller voir un docteur. Il devait m’aider à gérer mes angoisses. Mais la seule chose qu’il a réussi à faire c’est à se faire détester. Il voulait que j’enterre Maman de mon esprit. Qu’elle disparaisse un temps de ma mémoire. Mais ça aurait été la perdre une deuxième fois, et ça je n’en étais pas capable. Alors je l’ai expliqué à Papa. Et il m’a compris. On a essayé ensuite des méthodes plus douces, de reprendre un rituel avant d’aller se coucher. Même de me laisser veiller tard parfois. Mais rien n’a jamais vraiment marché malheureusement. Sauf que petit à petit, j’ai appris à gérer ces cauchemars. Ils continuaient à me réveiller la nuit bien entendu, mais je savais qu’ils n’étaient rien d’autre que des mauvais rêves. Et puis surtout ils me permettaient de revoir Maman.

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Le mouchoir de déshonneur

Le petit mouchoir blanc semblait suspendu. Comme un papillon se laissant glisser sur l’air, il flotta quelques instants avant d’atterrir devant ses pieds. Arthur se baissa pour le ramasser délicatement. Dans la foule qui le précédait impossible de savoir à qui il appartenait.

Le portant vers ses yeux pour mieux le regarder il emplit ses narines d’un doux parfum sucré. Des initiales étaient brodées, ainsi que des armoiries. D’une blancheur virginale le lin s’était tâché au contact du sol. Arthur leva les yeux, essayant d’imaginer qui pouvait bien être le ou la propriétaire. La foule dense se croisait et se mélangeait lui faisant tourner la tête.

Le pliant avec délicatesse il le mit dans sa poche et se rendit à son rendez-vous avec le Duc. Leurs affaires réglées, il sortit le mouchoir et le montrant, demanda:

–          Sauriez-vous à qui peuvent bien appartenir ces armoiries?

Le duc chaussa des verres de lecture.

–          Et bien je crois que ce sont celles de Madame de Fornelle. Laissez-moi voir je vous prie.

Approchant le mouchoir de ses yeux il le présenta aux dernières lueurs de la journée.

–          Oui en effet je vous confirme, ce sont les armes de la famille Fornelle, et les initiales correspondent.

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