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Whitesnake – Good to be bad

 
Le retour d’un papy du rock, parce que ce groupe anglais n’en est pas à son coup d’essai loin s’en faut, depuis 1978 ils ont une dizaine d’album à leur palmarès, mais depuis 1997 c’était le black out total, il faut dire qu’entre le dernier et l’avant dernier 8 ans étaient passés, mais qu’entre celui ci et le dernier 11 ans séparent les deux albums…
Qui sont Whitesnake? Pour ceux qui ne les connaissent pas sachez que le chanteur n’est autre que David Coverdale qui fut un temps chanteur du mythique groupe Deep Purple. Le style du groupe est apparenté au hard rock bien que de nombreuses influences se sentent dans leur production, allant jusqu’à les faire qualifier de groupe Heavy Metal.

Alors cet album? Renaissance, nouvel envol ou bide? Force est de reconnaitre que j’aime beaucoup, on a affaire comme avec le dernier scorpion dont je vous ai déjà parlé à un album rock dans tout ce qu’il y a de plus noble.
Une voix qui se tire la bourre avec les guitares sur de nombreux morceaux, des riffs à faire hurler certains de bonheur, des refrains entrainant et surtout au fort potentiel, et des chansons qui viennent taquiner parfois le côté blues assumé de la formation.
Ce qui frappe le plus je crois c’est l’énergie qui se dégage de l’album, une énergie qui est alimentée par les instruments en particulier les guitares qui ont une place à part que je qualifierais de centrale, et surtout la voix de Coverdale si particulière qui peut être tout en puissance lorsqu’elle se frotte aux guitares sur certains morceaux et qui peut être chaude, enveloppante, de velours sur d’autres.

Car Whitesnake c’est un groupe rock à l’ancienne, d’ailleurs cet album n’aurait absolument pas détonné dans les années 80-90, pour s’en convaincre il suffit de se rendre sur le slow « All I Want All I Need » qui pourrait presque passer pour un standard slow de ces années là, et qu’on imaginerait bien dans le micro d’un Bon Jovi par exemple. Un morceau qui sans être exceptionnel, est particulièrement réussi.
Mais ce n’est pas un groupe ringard, en effet même si la plupart des chansons auraient pu être écrites ou réalisés il y a des années, le son est particulièrement contemporain, les guitares, les arrangements, on a affaire à un album qui signe un retour à la vie de ce groupe dans la continuité de ce qu’il a déjà fait par le passé, disons que l’on a le meilleur des deux mondes ou presque.
Un morceau qui illustre parfaitement ça est le titre éponyme à l’album, avec son intro à la guitare, qui va ouvrir sur un morceau au rythme rock eighties aux refrains qui frappent juste et vont vous rester dans la tête bien après l’écoute du morceau et à la guitare qui se lâche par moment de manière bien agréable.

Il faut noter que la quasi totalité des pistes voir la totalité des pistes sont l’œuvre de Coverdale le chanteur et de Doug Aldrich guitariste du groupe, ce n’est surement pas pour rien que l’album est particulièrement orienté vers ces deux « instruments » et si la part belle est faite à la fois à la voix et à la guitare et qu’elles ont un rôle plus que prépondérant tout au long des 11 pistes qui composent l’album.
Dans les autres morceaux marquants on notera un « All For Love » qui lui sonne très actuel par rapport à certains autres morceaux. 
« Summer Rain » qui est la pièce slow majeure de l’album je crois, aux accents blues, une chanson toute en mélancolie et en douceur, sur laquelle sans disparaitre, les guitares deviennent des alliés de la voix, ne s’affrontant pas, mais se complétant dans une mélodie particulièrement réussie et sur un morceau aux sonorités très recherchées.
Au rayon des influences blues on pourra aussi noter « A Fool In Love », un morceau sur lequel Coverdale a plus que sur tout autre la voix qui penche vers les standards du blues et qui nous montre qu’il est aussi à l’aise dans cet exercice que dans le rock plus classique, jouant de son talent avec légèreté.

Bien sur comme souvent dans les albums rocks, ça ne pourra plaire très clairement qu’à ceux qui aiment le rock le vrai, qui n’ont pas oubliés que le rock partage avec le blues des racines très profondes et qui ont encore un pied dans l’ancien temps si je puis dire.
Mais pour eux, cet album plaira, il a tout pour vous faire passer un moment très agréable et la réécoute de l’album est tout à fait agréable, pas comme certains albums de groupes plus « actuels » qui ne souffrent pas de les mettre en boucle.
Et puis comme à l’ancienne l’album clôture sur un morceau acoustique à mi chemin entre la ballade et la complainte, le genre de morceau qu’on se voit bien partager au coin du feu avant d’aller se coucher.
Bref une entrée en matière qui annonce la couleur, des morceaux qui se tiennent dans une unité et une homogénéité très intéressante, et une conclusion en forme d’au revoir, cet album est tout bon, d’ailleurs ne nous y trompons pas si de nombreux fans ou professionnels le qualifient déjà de second meilleur album du groupe ce n’est pas pour rien.

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