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World Destruction

Quand Sega fait une série pour promouvoir un univers qui sera décliné en Manga et en jeu vidéo on peut s’attendre au pire, et surtout il y a des exemples dans le passé qui nous conforteraient plutôt dans cette idée avec des ratages plus ou moins explosifs.
Pourtant le pitch est attirant, pour une fois les codes habituels du groupe de héros désirant sauver le monde n’est pas au goût du jour, l’histoire prend plutôt le contre pied des poncifs habituels, sauf dans les personnages qui sont d’un cliché on ne peut pas faire plus je crois….

Bon qu’est ce que World Destruction? L’histoire d’un monde dans lequel les océans sont recouverts de sable, un monde d’hommes et de bêtes (disons plutôt des bêtes humanoïdes voir des demis bêtes) dans lequel les bêtes dirigent et les hommes sont plutôt leurs esclaves.
Un monde dans lequel une jeune femme qui incarne « le comité pour la destruction du monde » désire utiliser le « Destruct Code » un artefact légendaire qui aurait le pouvoir de détruire le monde. Les bases sont lancées, elle va entrainer dans ses aventures un jeune homme un peu niais qui se trouvait là par hasard ainsi qu’un petit ourson mignon qui veut être un héros et qui sera un peu forcé de suivre le mouvement.
Au niveau de la réalisation les premiers épisodes laissent augurer du pire…. La qualité est très moyenne, que ce soit dans les dessins, les scénarios, et le casting des personnages on a tout ce que l’on peut détester de ce genre de série… Un petit ours qui s’avère être un gros bourrin, une jeune femme absolument ignoble aux pouvoirs ravageurs et un gentil crétin qui ne sert à rien si ce n’est à se couvrir de ridicule. Comme je vous l’annonçais rien de très folichon dans cette bande de joyeux drilles, et que dire du scénario, « le comité pour la destruction du monde » est poursuivi par « le comité pour le salut du monde » qui a pour but bien entendu l’inverse des buts de notre groupe d’amis à savoir récupérer le fameux artefact pour empêcher que le monde tel qu’il est ne soit détruit.
Bon alors là ceux qui auront survécus aux deux premiers épisodes vont découvrir une série qu’il ne faut pas juger trop hâtivement, les personnages même si ils restent caricaturaux nous réservent leur lot de surprise, et l’histoire a une fâcheuse tendance à s’améliorer au fur et à mesure pour terminer dans une apothéose sur le dernier épisode tout simplement jubilatoire. D’ailleurs au niveau qualité technique on dirait presque qu’à mesure des épisodes des moyens supplémentaires ont été accordés jusqu’à ce dernier épisode qui mérite presque à lui seul de se taper les 12 premiers…

Finalement l’univers que traverse nos antihéros est à la fois original et classique, les lieux ainsi que nombre de personnages secondaires feraient de très bons personnages soit dans un jeu soit dans une histoire un peu plus étoffée et les relations entre les différents personnages y compris avec certains de ceux qui les pourchassent mériteraient d’être approfondis même si déjà ils se complexifient de manière intéressante tout au long de la série.
On aurait pu s’attendre au pire, ça n’aurait pas surpris je dirais, alors l’inverse surprend, une série qui se rythme au fur et à mesure avec des épisodes carrément anthologiques comme celui du sous marin ou le tout dernier, voilà une série sur laquelle je n’aurais surement jamais parié mais qui mérite d’être regardée. D’autant plus qu’elle ne se prend jamais vraiment au sérieux, évitant par là même de nous saouler, elle reste légère tout en ayant une histoire dont le dénouement même si il n’est pas le plus surprenant du monde peut pourtant en étonner plus d’un.
Cela dit il ne faut pas nier que concernant les canons de l’esthétisme on est bien loin des meilleures séries d’animation, avec une animation et un dessin qui font parfois qu’on a l’impression d’une parodie ou d’une série vraiment pourrie… Au niveau des bonnes surprises les génériques sont plutôt sympas j’ai aimé que ce soit la partie graphique et la musique.

Alors pour tout dire j’y suis allé sur les conseils de quelqu’un qui en parlait en disant tu vas voir… J’ai failli ne pas regarder entièrement tellement j’ai été à la fois déçu et surpris et puis je me suis fait prendre au jeu et j’ai adoré la fin, et plus que tout le pari est réussi pour SEGA parce que la série m’a donné envie d’en savoir plus, de voir ce que le jeu pourra nous faire approcher, découvrir ou vivre. Même si il n’est pas certain qu’il aura une localisation française on peut rêver déjà à une localisation Américaine pourquoi pas du jeu. Donc cette série est de ce point de vue là une parfaite réussite et ce malgré ce à quoi on pouvait s’attendre.
Kuma!

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